Les chefs d’entreprise font leur rentrée et l’alignement sur l’urgence de la situation est de mise. « Adhérer au Mouvement des Entreprises de France (NDLR Medef pour les non-initiés) dans le Gard, c'est rejoindre le premier réseau d'entrepreneurs en France. »
En tant que porte-parole auprès des institutions locales, régionales et nationales, le Medef défend activement les intérêts des entreprises et œuvre pour des politiques favorables à la croissance et à l'innovation.
Lieu de convergence pour les entrepreneurs du département, le Medef crée un espace de dialogue et de collaboration, favorisant ainsi les synergies entre entreprises de toutes tailles et tous secteurs et au cœur de sept branches.
Grosso modo, un salarié sur deux travaille dans une entreprise affilie au Medef et, dans le Gard, 128 mandats locaux sont exercés dans toutes les grandes instances économiques, sociales et juridiques par 108 mandataires engagés. 780 entreprises adhèrent au Medef dans le département (63 % de la voix patronale en national).
« Le militantisme, c'est à la fois œuvrer au quotidien pour l'intérêt général mais c'est également comprendre que rien n'est jamais acquis. La liberté d'entreprendre est la condition de notre réussite collective. Sans croissance pas de progrès, ni économique, ni social, ni environnemental » débute le président gardois Steeve Calligaro avant de poursuivre, « Deux enjeux se présentent à nous, l’alarme et la mobilisation. Les entreprises sont en difficultés, elles sont toutes inquiètes. Les investissements et l’embauche ralentissent, la consommation est en berne et l’environnement règlementaire ne cesse de bouger. Cela fait des mois que nous tirons la sonnette d’alarme, si l’État écoute peu les entreprises, les collectivités doivent se saisir du problème. »
Le tourisme sur la côte à -30 %, l’Umih annonce des baisses comme la FFB. La désindustrialisation se poursuit et tout cela laisse peu de bonnes perspectives.
« Le Medef passe un appel pour travailler ensemble avec comme seul enjeu celui de soutenir et faire venir des entreprises dans le Gard. Nous avons cette responsabilité, sans idée de leadership ou de chapelle. Les combats d’arrière-garde sont désormais finis ! » rappelle le président Calligaro.
De juillet 2025 à juin 2026, les défaillances progressent de plus de 13 %. Les charges fixes, les impôts de production et l’instabilité règlementaire font que dans le Gard ces problèmes semblent s’accélérer plus encore.
« Il n’y a aucune fatalité à ce que le Gard soit le mauvais élève d’Occitanie ! Nous devons nous rassembler, travailler ensemble au développement économique du département. Nous avons des spécificités à travailler et à rendre effectives. La fiscalité locale, quand il s’agit d’implanter ou de faire progresser des entreprises, doit être allégée. Nous attendons des signes de la part des politiques locales. »
Zone économique de Mitra, contournement ouest, travaux du marché gare, plateforme logistique, zone Oc’via… Autant dire que les projets de Nîmes métropole, avec à sa tête le maire communiste Vincent Bouget, sont attendus par les patrons ! « Il y a les moyens d’agir en local sur des taxes touchant les entreprises. Nous serons constructifs mais déterminés pour porter l’ensemble des aspirations des entreprises, de Royal Canin à des TPE-PME. Nous sommes représentatifs car nous sommes partout dans le département. »
Le rôle du Medef est aussi de rapprocher la sphère publique des entreprises privées en travaillant en réseaux avec les entités qui s’occupent des sujets mis sur la table. Camille Taberné, secrétaire générale, est fraîchement au Medef, « Je me retrouve pleinement dans les valeurs du Medef, je discute beaucoup avec l’Occitanie et le national. Je m’attache au monde de l’éducation car nous avons un rôle à jouer dans le fait de rapprocher l’école du monde de l’entreprise. » Tous les mandataires du Medef seront reçus par l’équipe en ce mois de septembre pour faire le point sur les actions à venir.
Avec un calendrier d'événements, d’ateliers et de formations la structure encourage les échanges entre membres, promeut les bonnes pratiques et stimule l'innovation. En mettant à disposition des informations pertinentes sur les évolutions économiques, législatives et technologiques, le syndicat aide ses adhérents à prendre des décisions éclairées pour leur entreprise.
Avec un soutien actif aux entreprises du Gard en les guidant dans leurs projets de développement, en les mettant en relation avec des partenaires stratégiques et en les aidant à surmonter les défis auxquels elles font face, le Medef s’engage aussi à protéger les intérêts des entreprises du Gard grâce à ses mandataires engagés au sein de nombreux organismes paritaires.
Sur le secteur du Gard rhodanien, le Medef a tordu sa composition pour aller dans le sens des entreprises. Le Medef donne également une importance particulière à la promotion de l'esprit d'entreprise auprès des jeunes, des universitaires, des politiques et des leaders d'opinion. Convaincus de la puissance de l'entrepreneuriat pour stimuler l'innovation, créer des emplois et participer au développement économique et social du territoire. Le Medef veut tout mettre en œuvre pour encourager l'émergence de nouveaux talents.
Le Medef va nommer cinq vice-présidents pour donner de l’écho et de la présence sur le terrain pour la feuille de route du syndicat. « L’ampleur du travail et de la situation nécessite cela. »
En voilà un, Joselito Mirallès. « Je suis chef d’entreprise depuis 18 ans, je n’ai jamais été salarié, j’ai rejoint le Medef pour apporter ma pierre à l’édifice face à cette dangereuse situation. L’objectif est d’agréger les 50 plus grosses entreprises du Gard autour de discussions qui vont les intéresser. Il y a des besoins différents pour les plus petites entreprises. Nous avons plusieurs commissions au Medef dont une qui vise la transition énergétique. J’ai moins de 40 ans, l’idée est de m’en occuper pour y associer les jeunes chefs d’entreprise. »
Gilles Laumesfelt, Joselito Mirallès, Vincent Champetier, Jean-François Aparcio et Xavier Perret seront donc les cinq vice-présidents et le maillage du territoire s’en trouve ainsi amélioré.
Pour Gilles Laumesfelt, « Cela fait 30 ans que je suis installé, j’ai œuvré au Tribunal de commerce, l’idée est de défendre et de représenter les entreprises, notamment sur le foncier et les délais avec les organismes locaux. »
Xavier Perret, président de la CMA30, intègre le Medef et son bureau directeur en tant qu’invité. La ligne du Medef est alignée sur le régional et le national, le syndicat agrège et laisse derrière lui les combats du passé. « La pluralité n’est pas un vilain défaut ! Il nous faudra être cohérents pour coconstruire. Il est urgent d’avoir une parole commune et de travailler ! » ajoute Steeve Calligaro qui est élu depuis près de deux ans à la tête du Medef gardois pour lequel un audit, à sa demande, est prévu.
Xavier Perret le rassure. « Je suis avant tout un chef d’entreprise depuis 1997 avec pour ambition de travailler sur le territoire national et maintenant sur l’exportation. Venir au Medef ne s’est pas fait en un jour, Steeve dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit, j’y crois, le Gard en a besoin car les chiffres sont alarmants. Travailler en groupe nous fera du bien ! » La tâche est d’ampleur, mais tout se tient ! L’effet domino peut être bon quand il n’est pas mauvais…