Un CAP, des BTS, une licence pro Métiers de l'entrepreneuriat, et désormais un titre de niveau bac, comme employé de vente polyvalent en magasin : comme en a plaisanté son président et fondateur, Bilal El Atlali, le CFA Cévennes Formation, du 5 rue d'Herstal à Alès, consacré en priorité au commerce, "va du bac - 3 au bac + 3". Avec des taux de réussite que le président des lieux est fier de porter, comme les 11 promus sur 12 dans le brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport (BP JEPS) ; les 100% de réussite de la licence entrepreneuriat ; ou le total de 70 diplômés sur un total de 84 élèves.
Le président du CFA a aussi listé les moments précieux effectués par les étudiants au cours de l'année dernière, notamment en matière de mobilité, "cela fait 5 ans qu'on part à Stockholm. Nous avons eu droit à une visite chez Spotify pour les BTS de première année. Le CFA met la main à la poche, mais une grosse partie est faite par vous en matière d'autofinancement."
Pour la "deuxième année d'affilée", la licence professionnelle de l'établissement a effectué un séjour à San Francisco, dans la Silicon Valley. Un voyage désormais remplacé par un séjour à Tokyo, à la rencontre de l'Éole 42 de Xavier Niel ou à visiter l'ambassade de France. Cette année, Cévennes formation a aussi créé, dans ses locaux, un nouveau magasin pédagogique, "où on pourra encaisser comme dans tout commerce".
"On va aussi développer la formation continue", a ensuite fait savoir Bilal El Atlali. Le CFA devient ainsi, aussi, organisme de formation à partir du 15 janvier prochain. "Le CFA, ce sont aussi 150 entreprises qui nous suivent et nous font confiance", a insisté son président.
De passage pour la rentrée, le maire d'Alès, Christophe Rivenq, a salué "les trente personnes qui vivent dans ce lieu", avant d'annoncer un événement pour le milieu étudiant alésien, en pleine croissance : "une grande rencontre, le 13 octobre, pour les 2 200 étudiants post-bac de la ville. Pour faire société, faire corps entre les étudiants alésiens". Tout en regrettant que "vous n'êtes pas suffisamment nombreux à poursuivre vos études après le bac", a souligné Christophe Rivenq, et en louant le rôle de l'alternance, "aujourd'hui, la voie royale pour apprendre".