À Nîmes
La ville de Nîmes compte 83 écoles maternelles, élémentaires et primaires publiques. Vincent Bouget avait choisi l’école de son enfance, Jean-Jaurès, pour entamer sa tournée. Sur place, il était avec le directeur des services départementaux de l'Éducation nationale du Gard, Christophe Mauny, et d’une partie de son conseil municipal.
Quarante ans tout juste après y être entré la première fois pour apprendre, Vincent Bouget y est désormais comme premier édile de la cité des Antonin. L’administration de l’école lui a d’ailleurs donné une photocopie de son « registre matricule » de 1986 !
« Je suis le maire de Nîmes et je suis très impressionné par vous car c’est ma première rentrée ! », initie le premier édile devant les enfants. Et l’élu de poursuivre : « Je suis encore plus impressionné, j’étais à votre place, ça n’a pas trop changé à part la fresque du monsieur ici. Jean Jaurès était un monsieur qui a compté et qui a donné son nom à l’école Jean-Jaurès, il a fait beaucoup de choses pour l’école. »
Un sac à dos Spiderman toujours d’actualité est sur le dos d’un enfant. D’autres mettent en avant GTA ou le PSG… bref, le monde change ! Pour les parents : « C’est sa rentrée, pas la mienne ! Je veux qu’il soit habillé afin qu’il soit à l’aise et si c’est avec ce sac… Je ne connais pas ce jeu, mais si on en fait des cartables pour jeunes enfants, ça doit être un bon jeu ! ».
Christophe Mauny, directeur des services départementaux de l'Éducation nationale du Gard, veut faire passer un message : « Je fais peut-être le métier le moins connu de l’Éducation nationale. Je vais suivre votre scolarité, les journalistes sont là, vous êtes très importants et précieux pour la société, pour nous. Le secret pour réussir à l’école ? Écoutez vos enseignants, ils n’ont qu’un objectif : vous faire apprendre beaucoup de choses sans que vous soyez en difficulté ou en échec. Ils vous diront des choses pour votre bien. Écoutez-les, ils veulent votre réussite ! »
À Alès
À 8h30 ce mardi matin, l’heure de la rentrée a sonné dans les écoles alésiennes. Christophe Rivenq, maire d’Alès, était notamment présent à l’école de la montée de Silhol pour accompagner les élèves et leurs parents lors de cette première journée. « La rentrée se passe sous les meilleurs auspices », s’est réjoui l’élu, qui a dû parcourir 7 des 24 écoles de la ville au cours de la journée. Le maire a également rappelé l’effort réalisé par la municipalité en matière d’éducation, avec une hausse de 2,8 % de la participation au budget scolaire. À l’échelle de la commune, environ 3 100 élèves sont scolarisés dans le public, auxquels s’ajoutent 600-700 élèves dans le privé.
La question de la sécurité reste toutefois au cœur des préoccupations pour cette rentrée. Alors que plusieurs épisodes de tirs ont marqué l’actualité récente à Alès, Christophe Rivenq a tenu à rappeler qu’« il n’y a jamais eu de tir dans l'enceinte des écoles de la ville d’Alès ». « Il y a eu des tirs à proximité dans le cadre de règlements de comptes, les balles ne sont jamais arrivées dans les cours », a-t-il précisé. Le maire assure néanmoins vouloir « tout faire pour protéger nos gamins », notamment avec les dispositifs PPMS déjà installés dans les établissements, des exercices menés avec les services de l’État, la police et la gendarmerie, mais aussi la présence renforcée de la police municipale. La Ville souhaite également mobiliser des bénévoles, les « papis-mamies », pour sécuriser les sorties d’école.
Autre dossier évoqué ce mardi matin : les travaux et l’adaptation des établissements scolaires. À l’école de la Montée de Silhol, le maire a notamment annoncé le lancement prochain des travaux d’une nouvelle cantine scolaire, dont le chantier doit débuter « dans un mois et demi » pour une livraison prévue à la rentrée prochaine. Un projet destiné à répondre à l’afflux de demandes dans les restaurants scolaires. La municipalité entend également poursuivre les aménagements face aux fortes chaleurs, avec des « points de fraîcheur » déjà présents dans les écoles, mais ça « coûte excessivement cher ». Pour Christophe Rivenq, l’enjeu est désormais de poursuivre ces investissements tout en adaptant les établissements aux nouvelles problématiques de sécurité et de changement climatique. « L’éducation, c’est ma priorité », a-t-il insisté.
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À Arles
Cette année, 4 600 élèves sont accueillis dans les écoles maternelles et élémentaires d'Arles, répartis dans 39 écoles. C'est au centre-ville, à l'école maternelle du Cloître, à deux pas de la mairie, que Silvère Bastien, l'adjoint à l'Éducation, a assisté à une rentrée qui s'est globalement déroulée sans encombre. Mandy Graillon, la première adjointe, l'accompagnait dans cette école à petit effectif où sa fille est scolarisée. "Avec 14 enfants en petite section, 21 en moyenne section et 18 chez les grands, nous travaillons dans de très bonnes conditions", assure Alexia Varacallo, la directrice. L'école a frôlé une fermeture de classe, mais a pu la conserver grâce à des inscriptions d'enfants venant d'autres zones. "Il est possible d'avoir des dérogations avec l'accord de la mairie. Nous mettons en avant nos atouts, un projet d'école axé sur la culture. Nous travaillons avec Luma, avec le musée Bleu, avec le conservatoire de musique, etc. Cette école est un trésor".
À l'école du Cloître comme ailleurs, la baisse de la natalité se fait sentir. Cette année, six fermetures de classes sont enregistrées pour deux ouvertures : une au Trébon et une autre à Mas Thibert. Au total, Arles devrait compter une centaine d'élèves de primaire en moins par rapport à l'an dernier.
Le cas de l'école maternelle Jean-Buon dans le quartier de La Roquette reste pour l'heure en suspens. Si l'Éducation nationale, lors de l'élaboration de la carte scolaire, a décidé de fermer une des quatre sections, les enseignants espèrent un revirement car en ce jour de rentrée l'effectif (60 élèves) est le même que l'an dernier. "Avec un enseignant en moins et une Atsem en moins, la situation est difficile, notamment pendant les pauses des agents, pendant les siestes...", précise Sandra Lopez, la déléguée du personnel.
Silvère Bastien dit suivre la situation de très près. "Nous nous rendrons sur place vendredi."
À Lunel
Dans la cité pescalune, 2 066 élèves ont pris le chemin de l'école ce mardi. Et pour la nouvelle rentrée, un budget de 176 000 euros a été alloué pour la scolarité des enfants, destiné à l'achat de fournitures scolaires, de livres ou pour améliorer le réseau de transport et développer des projets. La maire Paulette Gougeon et son adjointe à l'Éducation Sonia Mokkadem ont également fait le tour de plusieurs groupes scolaires.
Tout d'abord, rendez-vous à l'école Mario-Roustan, où de nombreux travaux d'aménagement ont été effectués cet été et reprendront aux prochaines vacances, pour ne pas perturber l'enseignement des petits. Les élues ont pris le temps de passer dans plusieurs classes, pour distribuer des dictionnaires aux CE2, et discuter avec les enfants et leurs enseignantes. Pour le confort de tous, de nombreuses classes sont dédoublées, permettant un suivi plus individualisé et donc un taux de réussite maximum, "même si les résultats s'observent sur le long terme", explique la municipalité.
Puis direction le groupe scolaire Jacques-Brel pour le même dispositif, avant un tour à l'école élémentaire Marie-Curie, où là aussi, des travaux ont été effectués. Le bureau du directeur d'établissement a été déplacé, pour permettre la création d'un deuxième bloc sanitaire, créant du confort supplémentaire pour les jeunes et les adultes. Enfin, la matinée s'est terminée par la visite de l'école du Parc, où les élus et leurs équipes ont pu déjeuner à la cantine scolaire de l'établissement.
À Saint-Hilaire-de-Brethmas
À Saint-Hilaire-de-Brethmas, comme une partie des jeunes écoliers de la commune, le nouveau maire, Gaël Mancuso, faisait lui aussi sa première rentrée. Après un passage par l’école primaire Josette-Roucaute, l’édile s’est rendu à l’école René-Deleuze où patientait une bonne centaine d’élèves, accompagnés de parents parfois plus stressés que leur progéniture. Dans cette commune proche d’Alès, environ 350 enfants ont repris le chemin de l’école ce mardi matin, répartis dans les trois établissements scolaires de la commune.
À Laudun-l'Ardoise
Les 283 élèves de l'école élémentaire Georges-Lapierre ont repris le chemin de leur salle de classe ce mardi matin sous le regard attentif des policiers municipaux. Mais aussi du maire Ludovic di Rollo, fraîchement réélu, et qui y scolarise l'un de ses deux enfants. Une émotion particulière pour sa première rentrée en tant que premier magistrat, après un été où la municipalité a déboursé plus de 50 000 euros pour améliorer le quotidien du personnel scolaire et des jeunes Laudunois et Ardoisiens (plus d'informations dans un prochain article d'Objectif Sud, NDLR), entre peintures et climatisation.