Il était 8 heures du matin sur les hauteurs de Rochebelle quand l'heure de la récolte a sonné. Max Roustan, maire honoraire d’Alès et ancien apiculteur, a rejoint Christophe Rivenq pour extraire le miel des ruches municipales. Une tradition qui, cette année, a doublé sa production par rapport à 2025.
Une récolte en hausse et un savoir-faire local
Avec 40 kg de miel récoltés cette année contre 20 kg l’an dernier, les ruches municipales d’Alès confirment leur vitalité. Max Roustan, qui gère également plus de 20 ruches personnelles pour une production annuelle de 500 kg, a expliqué que chaque ruche peut produire jusqu’à 20 kg de miel. « On récolte, on extradie, on passe au maturateur, et on le passe en pot, et ça fait un des emblèmes de la biodiversité de la ville », a souligné Christophe Rivenq.
Les ruches sont déplacées en fonction des floraisons, afin d’optimiser l’accès des abeilles au pollen. « La ville est fleurie, donc c’est l’accès à la nourriture qui détermine leur emplacement », a précisé Roustan. Rochebelle maintenant, Fort Vauban auparavant ou encore la prairie près de la grand-rue Jean Moulin : chaque site est choisi pour sa richesse florale.
Un miel bio, mais pas toujours bien accueilli
Si le miel alésien est réputé pour sa qualité, son installation en milieu urbain ne fait pas toujours l’unanimité. « Les gens veulent du bio, mais pas à côté de chez eux », a ironisé Max Roustan, évoquant les plaintes des riverains des immeubles voisins, comme avant au Fort Vauban où l'emplacement pour les abeilles était pourtant idoine, mais où les abeilles finissaient parfois sur les balcons.
Malgré ces défis, la récolte reste un symbole fort pour la ville. « C’est la deuxième année consécutive à Rochebelle, et le miel est vraiment très bon », a-t-il ajouté. La production, encore liquide et non mûre ce matin-là, sera mise en pot une fois prête, pour être offerte aux nouveaux habitants ou valorisée comme emblème local. Une tradition qui perdure, mise en place par Max Roustan et dans la continuité encore aujourd'hui.