La décision de la préfecture du Gard d'interdire les manifestations prévues ce samedi 24 octobre à Nîmes et Alès fait réagir la classe politique locale. D'un côté, les communistes dénoncent une atteinte au droit de manifester. De l'autre, Valentine Wolber, ancienne adjointe au commerce de Nîmes, rappelle les conséquences des violences du 17 octobre pour les commerçants.
Dans un communiqué, la fédération du Gard du Parti communiste français (PCF) condamne fermement la décision préfectorale. « Ces décisions d'interdiction de manifestation dans notre département, comme dans le reste de la France, constituent une atteinte grave et sans précédent contre le droit de manifester, droit essentiel à notre démocratie », affirme le PCF. Pour les communistes, la réponse aux tensions sociales ne doit pas passer par l'interdiction des rassemblements, mais par la prise en compte des revendications des lycéens, des travailleurs et des retraités. La fédération estime même que ces décisions risquent d'aggraver la situation. « Les décisions d'interdiction de ce week-end n'auront pour conséquence que d'attiser une colère encore plus grande », prévient-elle.
Le PCF appelle désormais à préparer la prochaine journée nationale de mobilisation du 5 novembre, avec l'objectif d'une grève et d'une mobilisation massives.
Valentine Wolber demande de ne pas abandonner les commerçants
Une autre réaction est venue de Valentine Wolber. L'ancienne adjointe au commerce de Nîmes avait déjà pris position après les violences et les pillages du samedi 17 octobre.
Dans son communiqué intitulé « Nîmes : les commerçants ne peuvent pas être abandonnés face à la violence », elle dénonce l'absence de réponses suffisantes face aux difficultés rencontrées par les professionnels du centre-ville.
Valentine Wolber appelle à une mobilisation citoyenne responsable et insiste sur la nécessité de protéger les commerçants, particulièrement exposés lors des précédents débordements.
Une position qui rejoint les préoccupations exprimées ces derniers jours par plusieurs représentants économiques et élus de l'opposition nîmoise.