La préfecture du Gard a tranché. À deux jours des nouvelles manifestations annoncées à Nîmes et à Alès, Fabienne Decottignies a décidé de renforcer les mesures de sécurité. Une décision qui intervient après les violences et les dégradations commises samedi dernier dans le centre-ville de Nîmes, notamment au détriment de plusieurs commerçants.
Première mesure : les manifestations seront interdites dans certains périmètres strictement délimités à Nîmes et à Alès. Pour autant, il ne s'agit pas d'une interdiction générale de manifester. À Nîmes, une manifestation déclarée reste autorisée, mais les participants devront impérativement respecter un itinéraire fixé par les autorités.
Autre décision importante : l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs dans un périmètre défini de Nîmes. Il s'appliquera dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, de 22 heures à 5 heures du matin.
La préfète interdit également la vente, la détention, le transport et l'utilisation d'artifices de divertissement, selon les conditions fixées par les arrêtés préfectoraux. Enfin, les forces de l'ordre pourront recourir à des drones pour capter, enregistrer et transmettre des images dans plusieurs secteurs concernés par les dispositifs de sécurité.
Ces décisions interviennent dans un climat particulièrement tendu. Depuis les incidents du 17 octobre, plusieurs représentants du monde économique et responsables politiques avaient demandé aux autorités de prendre des mesures pour éviter de nouvelles violences.
La préfecture fait donc le choix d'un encadrement renforcé des manifestations, sans interdire totalement les rassemblements. Reste désormais à savoir si ce dispositif permettra d'éviter de nouveaux débordements samedi.