Les violences de samedi dernier à Nîmes continuent de faire réagir. Alors que de nouvelles manifestations sont envisagées ce samedi 24 octobre et le 5 novembre prochain, la droite nîmoise monte au créneau. Dans un communiqué commun, Franck Proust, Valérie Rouverand, Julien Plantier, Valentine Wolber, Thierry Procida et Sophie Roulle demandent aux organisateurs de prendre leurs responsabilités. Mais pas seulement.
Pour les élus des groupes L'Avenir Nîmois et Union de la Droite et du Centre, le droit de manifester est une liberté fondamentale. Encore faut-il mesurer les conséquences de ces rassemblements. « Les risques sont désormais connus et concrets. Les bénéfices attendus de nouvelles manifestations restent, eux, à démontrer », écrivent-ils.
Autrement dit, après les dégradations du week-end dernier, les élus s'interrogent sur l'intérêt de nouvelles mobilisations. Et surtout sur les risques pour les commerçants, les habitants et la collectivité. Ils invitent ainsi les organisations syndicales à privilégier d'autres formes d'expression et de dialogue.
Vincent Bouget dans le viseur
Mais le message s'adresse aussi, et peut-être surtout, au maire de Nîmes. Vincent Bouget, qui a réaffirmé son soutien au mouvement social après les violences de samedi, est directement interpellé par l'opposition. « Ne serait-il pas plus responsable d'inviter leurs organisateurs à renoncer à ces nouveaux rassemblements, au moins temporairement, plutôt que d'en encourager la reconduction ? », interrogent les signataires.
Avant d'enfoncer le clou : « La responsabilité d'un maire n'est pas seulement d'exprimer sa solidarité avec les revendications : elle est aussi d'anticiper les conséquences que leur expression peut avoir pour sa ville et ses habitants. »
Les élus indiquent également avoir demandé au maire quels moyens de prévention et de surveillance seront mobilisés lors des prochaines manifestations. Ils ont aussi sollicité la préfète du Gard, par l'intermédiaire du sénateur Laurent Burgoa, pour connaître les dispositions envisagées par les services de l'État.
Reste désormais à savoir si cet appel sera entendu.