Publié il y a 1 h - Mise à jour le 21.10.2026 - Anthony Maurin - 3 min  - vu 29 fois

NÎMES MÉTROPOLE Descente à la demande ? C’est expérimental et à l’essai

Nîmes métropole Tango Bus Keolis (Photo Anthony Maurin)

Nîmes métropole  (Photo Anthony Maurin)

Dès 20h sur les lignes des bus T1, T2 et T3 à compter du 26 octobre pour une expérimentation de six mois, la descente à la demande sera mise en place entre deux arrêts.

C’est une première, une expérimentation et il va falloir que chacun joue le jeu sans excès pour que ce service prenne du sens, tout son sens.

Keolis Nîmes Métropole exploite pour le compte de Nîmes Métropole le réseau TANGO. Tous les jours, ce sont près de 450 conducteurs à votre service pour assurer vos déplacements en bus et cars. Plus de 200 véhicules roulent sur l'ensemble des lignes TANGO. Keolis a également pour mission d’assurer la maintenance, la commercialisation des titres de transport et d’apporter son expertise pour le développement et l’amélioration du réseau.

Les nouveaux bus et nouvelles couleurs du réseau Tango de Nîmes métropole (Photo Anthony Maurin).
Les bus du réseau Tango de Nîmes métropole  • Photo Anthony Maurin

Nîmes Métropole propose des transports à la demande sur certaines dessertes du réseau de transports en commun. Certaines dessertes bénéficient du service Allobus, qui permet aux usagers de se déplacer au sein d'une zone (Nîmes secteurs est et ouest, Garrigues est, Marguerittes et Leins-Gardonnenque) comme il le désire.

Mais, ce lundi 26 octobre 2026 marquera un nouvel élan dans l’aspect personnalisé des transports en commun. Les lignes T1 (tour de l’écusson puis direction Caissargues), T2 (Paloma – CHU) et T3 (Feuchères – Valdegour) du réseau Tango bénéficieront à leur tour d’un traitement de faveur en testant la descente à la demande.

Nîmes métropole Tango Bus Keolis (Photo Anthony Maurin)
Des conducteurs aux responsables de Tango et Keolis, les demandes de Nîmes métropole ont été entendus (Photo Anthony Maurin)

Un voyageur lance un regard suspicieux à l’écoute du dispositif. « Je n’aime pas trop ça… Ça ne désenclave rien du tout. J’aurais franchement compris la démarche si ç'avait été le cas pour toutes les autres lignes car elles sont moins bien desservies ! Mais sur celles-là il y a un arrêt tous les 300m… C’est déprimant de voir que les gens marchent de moins en moins… »

Ne voyez pas cette nouveauté avec de tels yeux ! C’est un service qui est en place pour aider, pas pour arrêter de marcher ! Comment ça marche ? L'usager informe le conducteur au moins un arrêt avant sa volonté de descendre entre deux arrêts. Le conducteur identifie un point d'arrêt sécurisé sur l'itinéraire mais reste décisionnaire du point précis de dépose pour assurer une dépose sécurisée. Enfin, l'usager descend au plus près de sa destination, toujours par la porte avant.

Un bus tango. • Photo Noémie Meger

Fanny Daguenet, vice-présidente déléguée aux mobilités et infrastructure de transport l’assure, « Cette mesure répond au sentiment de sécurité et mieux prendre en compte la place des femmes en ville. La ville n’est pas dangereuse mais le sentiment d’insécurité peut être un frein. Nous avons étudié et mis en œuvre une solution pour ce réseau de transport. Nous nous intéressons aussi à la manière dont les habitants utilisent le réseau. Le choix de 20h correspond à l’heure où le service apporte son maximum. Le dispositif est aussi plus facile à mettre en œuvre. On apporte un service supplémentaire en sans désagrément pour le réseau. »

Un pas supplémentaire est fait pour accompagner les usagers jusqu’au bout, surtout les femmes qui ont un réel sentiment d’insécurité.

« Une politique de mobilité, ce n'est pas seulement transporter davantage de personnes. C'est aussi permettre à chacune et chacun de se déplacer librement et sereinement. Avec la descente à la demande, nous faisons un pas supplémentaire pour que le réseau Tango accompagne les habitants jusqu'au dernier moment de leur déplacement, particulièrement le soir lorsque le sentiment d'insécurité peut être plus présent. C'était un engagement, nous le mettons aujourd'hui concrètement en œuvre » avait annoncé Vincent Bouget, président de Nîmes Métropole et maire de Nîmes.

Les grosses lignes ont été cartographiées, les équipes ont regardé où les arrêts seraient possibles de le faire. « C’est aussi ça le service public ! » conclut Fanny Daguenet en imaginant que certaines personnes qui ne seraient pas sorties pourront le faire plus facilement, sans la peur au ventre.

Nîmes métropole Tango Bus Keolis (Photo Anthony Maurin)
Nîmes métropole (Photo Anthony Maurin)

Le réseau Tango offre des moyens de déplacement à près de 260 000 habitants sur 39 communes. On compte cinq lignes de TCSP, neuf lignes urbaines, 15 lignes périurbaines, 15 lignes peu denses, une navette-marché, une navette-express aéroport, une ligne reliant les deux gares SNCF nîmoises, cinq zones TAD Allobus, 39 lignes TEMPO, un service Handigo, dédié aux personnes en fauteuil roulant ou non-voyantes.

Tout cela peut, comme en 2025, représenter 14 millions de voyages par an et plus de 7,5 millions de kilomètres parcourus chaque année dont trois millions sur les lignes urbaines. Plus de 70 000 voyages réalisés chaque jour sur les lignes TANGO et 38 000 abonnés dont plus de 15 000 scolaires et étudiants sont comptés.

Avec 1 000 arrêts de bus environ, 330 abribus et six parkings relais, le maillage est plutôt bon si bien qu’au titre de l’année 2025, l’index de l’égalité professionnelle est de 90/100.

Dans la nuit de samedi à dimanche, on change d'heure… À 3h, il sera 2h alors pensez-y !

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Anthony Maurin

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