Publié il y a 52 min - Mise à jour le 19.10.2026 - CM - 2 min  - vu 125 fois

NÎMES Face aux violences, le discernement du maire Vincent Bouget

Au micro, le maire de Nîmes, Vincent Bouget

Au micro, le maire de Nîmes, Vincent Bouget 

- Romain Cura

À l’appel de l’AMF, un rassemblement s’est tenu à midi devant la mairie. Si Vincent Bouget condamne « sans ambiguïté » les violences lors de la manifestation du 17 octobre, il appelle à « prendre la mesure de cette crise et y apporter une réponse à la hauteur ».

Malgré la pluie, un appel suivi. Ce lundi à midi, l’AMF (Association des maires de France) appelait les mairies à organiser un rassemblement devant les hôtels de ville, à la suite des violences qui ont entaché la manifestation « contre la vie chère » du 17 octobre. « Les violences sans limite qui se sont déchaînées à Limoges avec l’incendie de la mairie (…) ne sont pas des débordements de fin de manifestations. Ces actes très graves ont été prémédités et leurs auteurs, qu’ils soient des “ultras” politisés ou des casseurs venus s’en prendre aux commerces, sont dangereux, organisés, armés, déterminés », lit-on dans la déclaration de l’association.

« On ne répare pas des injustices par d’autres injustices »

À Nîmes, micro en main, Vincent Bouget a condamné « sans ambiguïté » les violences qui ont visé plusieurs commerces, comme le FootKorner de l’avenue Général-Perrier, le Carrefour Express de la place Montcalm ou le Lidl des 7 Collines. Le maire le rappelle : « Derrière chaque commerce touché, il y a des femmes et des hommes qui travaillent. Des investissements parfois de toute une vie… Ils ne doivent pas être victimes d’une situation dont ils ne sont aucunement responsables. » Et de marteler : « On ne répare pas des injustices par d’autres injustices. »

Avec discernement, le communiste appelle toutefois à « ne pas confondre ces actes (les violences, NDLR) avec le mouvement social » : « Ne confondons pas les casseurs avec ceux qui manifestent pacifiquement, les dégradations avec les revendications. » Samedi, la manifestation a réuni plusieurs milliers de personnes : « jeunes, salariés, familles, indépendants, retraités... Ils ont exprimé leurs inquiétudes et leurs difficultés ». Pour le maire, « il faut des décisions sur le pouvoir d’achat, les salaires, les services publics… La responsabilité des pouvoirs publics est de prendre la mesure de cette crise et d’y apporter une réponse à la hauteur ».

• Romain Cura

Dans son allocution, dimanche soir, Emmanuel Macron a fait état de la « colère », de la « honte », face à la « violence débridée (…) des factieux issus de groupuscules d’ultragauche rejoints par de nombreux délinquants ». Sur les « revendications légitimes », pas vraiment de réponse… Du moins pour l’instant. Le président de la République a également indiqué : « Nous sommes à six mois de l’élection présidentielle… Tous ceux qui vous expliquent que l’urgence est d’aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre, n’ont qu’un but : abîmer la République et voler le débat. »

Vincent Bouget, lui, appelle surtout les responsables publics, « à tous les niveaux, à ne pas se laisser guider par la peur » : « Dans ces moments difficiles, notre responsabilité est de garder la tête froide, de refuser la surenchère et de ne céder ni à la division, ni à la tentation des réponses simplistes. »

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