Publié il y a 58 min - Mise à jour le 18.10.2026 - La rédaction - 14 min  - vu 407 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

Entre confidences, indiscrétions et quelques sourires, voici votre rendez-vous du dimanche sur Objectif Sud.

Julien Sanchez, la contestation permanente. Le troisième tour des municipales à Nîmes n'est pas encore totalement terminé. La victoire de la gauche semble être restée en travers de la gorge du Rassemblement national. Il faut dire que perdre une élection de quelques centaines de voix peut laisser un goût amer. Julien Sanchez peut légitimement nourrir des regrets. À si peu de chose près, il aurait pu devenir maire de Nîmes. Et personne ne peut lui reprocher de vouloir défendre jusqu'au bout ce qu'il considère comme son bon droit. Les recours électoraux existent précisément pour cela. Mais il y a la bataille judiciaire. Et la vie politique locale qui, elle, doit continuer. Lors des conseils municipaux ou communautaires, l'ambiance est électrique entre la majorité et sa principale opposition. « Le folklore des premières semaines laisse désormais place à une obstruction politique à chaque délibération », soupirent certains. Il est vrai que les prises de parole vont presque toujours dans le même sens. Comme si une consigne avait été passée : il faut ramener sa fraise. Même pour une virgule ou un point. Est-ce que cela empêche l'action publique ? « Non, mais c'est lassant à la fin. Pourquoi Julien Sanchez et sa troupe ne mettent-ils pas un peu d'eau dans leur vin et n'acceptent-ils pas définitivement d'avoir perdu ? », suggère un élu de la droite et du centre. Sauf que demander à une opposition de se résigner serait tout aussi absurde. Julien Sanchez représente une partie importante des électeurs nîmois. Ces derniers ont aussi le droit d'être entendus. Et lorsque l'on passe si près de la victoire, difficile de demander à ses troupes d'attendre tranquillement les prochaines élections. L'eurodéputé, chargé de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, est d'ailleurs loin de lâcher l'affaire. Le tribunal administratif de Nîmes lui donne tort ? Qu'importe. Il poursuit son combat devant le Conseil d'État. C'est son droit. Même si, à l'entendre, les juges nîmois, comme le maire et ses élus, semblent tous frappés d'incompétence. On devrait donc savoir dans quelques mois si les juges parisiens trouvent davantage grâce à ses yeux. Reste à savoir comment Julien Sanchez réagira au résultat final. D'ici là, il sera peut-être ministre de la Justice, qui sait ? Il serait assez savoureux d'imaginer un futur garde des Sceaux commenter une décision de justice le concernant directement. Après tout, nous ne sommes plus à l'abri de rien. Mais derrière cette bataille judiciaire et ces affrontements à répétition, une question mérite d'être posée : à quel moment parle-t-on vraiment de Nîmes ? De son avenir, de ses difficultés, de ses habitants ? Car il ne faudrait pas que cette mandature se résume à un affrontement entre une majorité convaincue d'avoir raison et une opposition persuadée que tout ce qui vient d'en face est mauvais. La gauche a remporté les élections. Elle doit désormais faire ses preuves. Le Rassemblement national les a perdues de peu. Il doit démontrer qu'il peut incarner une alternative crédible. Chacun a donc sa part de responsabilité. Personne ne demande à l'opposition de se taire. Elle est indispensable à la démocratie. Elle doit contrôler, dénoncer, contester lorsque cela est nécessaire. Et parfois empêcher une majorité de commettre des erreurs. Mais s'opposer à tout, tout le temps, ne constitue pas un projet politique. Pas davantage que de considérer toute critique comme une obstruction. Les Nîmois méritent mieux que ce spectacle. Ils devront patienter plusieurs années avant de dresser un véritable bilan de l'action de Vincent Bouget et de son équipe. Un bilan qui devra être jugé sur des résultats, sur les engagements tenus ou non, sur la capacité de la nouvelle majorité à améliorer leur quotidien. Et non sur le nombre de délibérations contestées ou de passes d'armes en conseil municipal. Finalement, Nîmes est un assez bon reflet de la représentation nationale. Comme à l'Assemblée nationale, le dialogue semble être devenu un exercice compliqué. On bloque, on dénonce, on s'indigne. Et chacun accuse l'autre d'être responsable de l'impasse. Pendant ce temps, les problèmes restent entiers. Julien Sanchez a le droit d'être frustré. Vincent Bouget a le droit de gouverner. Et les Nîmois ont surtout le droit d'attendre des deux qu'ils soient à la hauteur de leurs responsabilités. Car finalement, le problème n'est peut-être pas que nos responsables politiques ne s'entendent pas. C'est qu'ils semblent parfois avoir oublié pourquoi ils ont été élus. Ou pourquoi ils voulaient l'être.

Nelson Chaudon défend sa Peugeot 408. Nouveau président RN de Beaucaire Terre d'Argence, Nelson Chaudon ne ménage pas son prédécesseur. Lors du dernier conseil communautaire, évoquant les frais de mandat, il a notamment reproché à Juan Martinez de s'être fait « lustrer »avec l'argent public. Mais une question se posait aussi sur l'achat d'une nouvelle Peugeot 408. Plus précisément, un contrat de location de 48 mois, avec un premier versement de 3 000 euros, suivi de 47 mensualités de 486 euros. Alors, qui va prendre le volant ? Interrogé par Objectif Sud, Nelson Chaudon assure que ce véhicule sera destiné à l'ensemble des agents de la CCBTA pour leurs déplacements professionnels. « Pas d'avantage, pas d'exclusivité », insiste-t-il. Le président explique avoir récupéré une Peugeot 2008 précédemment utilisée par l'ancien DGS, dont le contrat prévoit 80 000 kilomètres sur quatre ans, alors qu'elle en affiche déjà près de 75 000 après trois ans. Quant au nouveau DGS, il utilise désormais une Zoé électrique. Nelson Chaudon affirme également que la seule autre voiture disponible, une vieille Clio 3, présente plusieurs problèmes mécaniques. Mais le président ne s'arrête pas là. Visiblement agacé par les critiques, il termine sa réponse par un avertissement : « La personne qui vous a adressé cette information ridicule est loin de l'exemplarité que je m'impose au quotidien… Restez connectés ! » Voilà qui promet. À Beaucaire Terre d'Argence, la prochaine sortie de route pourrait bien être politique…

NÎMES-ARLES Vincent Bouget montre patte blanche. Détenue majoritairement par la Ville de Nîmes et Nîmes Métropole, la société publique locale Agate décroche parfois des contrats en dehors du territoire de l'agglomération. Une manière de générer des recettes et de faire travailler ses équipes. Parmi ses opérations « hors les murs » : la rénovation du quartier de Barriol à Arles, pour 14 millions d'euros. Mais en mars dernier, l'arrivée du communiste Vincent Bouget à la tête de la Ville et de l'Agglo aurait quelque peu inquiété Patrick de Carolis. En même temps, on peut le comprendre : le principal opposant au maire d'Arles, Nicolas Koukas, est devenu collaborateur de Vincent Bouget à Nîmes Métropole. Pour dissiper toute tension, Patrick de Carolis aurait demandé à intégrer le conseil d'administration de la SPL Agate. Une requête acceptée, selon nos informations, par Vincent Bouget. Une sorte de cadeau de bienvenue… Et une manière de rappeler qu'en politique, les affaires peuvent aussi dépasser les frontières partisanes.

Denis Bouad, le sécheur. Mais où est donc passé Denis Bouad ? Fait-il désormais le blocus avec les lycéens ? Depuis les élections sénatoriales du 27 septembre, le sénateur socialiste et conseiller départemental du canton d'Uzès brille par son absence aux réunions du groupe et de la majorité, organisées chaque lundi au Département. Le lundi, c'est sans Denis ! Ces absences, comme celles de certains de ses soutiens, commencent à se remarquer. « S'il n'est pas présent lundi prochain, on va comprendre qu'il fait la tête à cause des sénatoriales… », glisse l'une de nos sources. Un scrutin à l'issue duquel la gauche n'a pas réussi à décrocher un deuxième siège de sénateur, sur fond de brouille entre Denis Bouad et son ancienne numéro deux de 2020, Carole Bergeri, conseillère départementale du canton de Pont-Saint-Esprit. Une élue qui, elle, malgré sa défaite, continue de siéger au premier rang des réunions de la majorité. Visiblement, certain(e)s digèrent moins bien les défaites que d'autres…

L'aéroport et son avenir. L'aéroport de Nîmes-Garons n'a pas dit son dernier mot. Alors que Ryanair ne propose cet hiver que deux destinations, Fès et Marrakech, les réservations sont déjà ouvertes pour le printemps 2027 vers Porto, Bruxelles-Charleroi, Dublin et Londres. De quoi rassurer provisoirement ceux qui s'inquiétaient de l'avenir de la plateforme nîmoise. Mais après ? C'est toute la question. Car le nouveau président de Nîmes Métropole, Vincent Bouget, va devoir rapidement se positionner sur la stratégie aéroportuaire de l'agglomération. Faut-il continuer à soutenir coûte que coûte l'aéroport ? Envisager un rapprochement avec Montpellier ? Ou maintenir le fonctionnement actuel ? Pour le maire communiste de Nîmes, le dossier est délicat car l'aéroport représente aussi des emplois et un outil économique pour le territoire. Les destinations du printemps prochain sont donc une bonne nouvelle. Mais elles ne remplacent pas une stratégie pour les années à venir. Et sur ce point, les élus comme les acteurs économiques attendent toujours de connaître le cap.

Les régionales agitent déjà les ambitions. Les élections régionales de 2028 semblent encore loin. Pourtant, dans les états-majors politiques, les discussions ont déjà commencé. À gauche, Carole Delga entend bien poursuivre l'aventure à la tête de l'Occitanie. Mais face à elle, plusieurs noms circulent, notamment ceux de Robert Ménard, maire de Béziers et président de l'agglomération Béziers Méditerranée, et de Louis Aliot, maire RN de Perpignan et président de Perpignan Méditerranée Métropole. Dans le Gard aussi, les ambitions se dessinent. Juan Martinez, maire de Bellegarde et ancien président de la communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence, Sébastien Arnaux, directeur du Pont du Gard, ou encore Soukaïna Benjaafar, adjointe au maire de Nîmes chargée de l'administration générale et de l'accès aux services publics, pourraient être de la partie. Reste à savoir quelle place sera réservée aux élus sortants. Selon nos informations, certains pourraient ne pas être reconduits, notamment Henry Brin, Julie Delalonde et Claire Lapeyronie. Rien n'est encore arrêté. Mais les régionales se préparent déjà dans les coulisses. Et comme souvent, avant même de parler programme, c'est la question des places qui fait discuter.

Pascale Bordes, la mémoire qui flanche ? Voilà une affaire qui pourrait embarrasser la nouvelle majorité municipale de Bagnols-sur-Cèze. Le 4 mars dernier, le journal L'Humanité révélait plusieurs publications Facebook attribuées à Jean-Louis Morelli, aujourd'hui neuvième adjoint au maire chargé des Sports et de la jeunesse. Parmi elles, un commentaire daté du 24 juillet 2025 : « Bienvenue en France ???? Racaille Land maghrébine !!!! » Le journal évoquait également le partage d'une publication du Parti de la France et un photomontage insultant visant Emmanuel Macron. Mais une question demeure : Pascale Bordes avait-elle connaissance de cette affaire lorsqu'elle a constitué son équipe ? Car Jean-Louis Morelli a été élu adjoint le 27 mars, plusieurs semaines après les révélations de L'Humanité. D'autant que la maire RN a elle-même déjà été interrogée sur sa présence dans un groupe Facebook où circulaient des publications racistes, antisémites et homophobes, sans qu'il soit établi qu'elle en ait été l'autrice. À l'heure où Jordan Bardella doit régulièrement répondre aux polémiques sur les traces laissées par certains responsables politiques sur les réseaux sociaux, la question mérite d'être posée à Bagnols. La maire savait-elle ? Et si oui, pourquoi avoir maintenu cette nomination ? Une explication serait la bienvenue.

Pascale Bordes, la culture qui flanche ? La décision risque de faire du bruit dans le monde culturel gardois. Selon nos informations, la maire RN de Bagnols-sur-Cèze, Pascale Bordes, a adressé un courrier au Conseil départemental du Gard pour annoncer sa volonté de ne pas renouveler la convention concernant le musée Albert-André, qui arrive à échéance le 31 décembre. L'argument avancé ? Faire des économies. Car cette convention coûte 24 000 euros par an à la Ville. Sauf que, selon une source départementale, le calcul pourrait se retourner contre la municipalité. En reprenant seule la gestion, Bagnols-sur-Cèze devrait notamment assumer la conservation des collections, l'organisation des expositions et des ateliers destinés à la jeunesse. Autant de dépenses qui pourraient dépasser les économies annoncées. À moins que la municipalité n'envisage de réduire l'activité du musée Albert-André, voire de le fermer ? Une hypothèse sans confirmation à ce stade. Selon nos informations, l'association des Amis du musée s'inquiète déjà, tout comme les services de l'État concernés par une partie des collections. Du côté du Département, une conférence de presse est programmée le 3 novembre, en présence des conseillers départementaux du canton : Alexandre Pissas et Sylvie Nicole. Ainsi que Patrick Malavieille, vice-président chargé de la culture. Autre élément intéressant : une convention comparable existe avec Villeneuve-lès-Avignon, dirigée par une maire Les Républicains. Et là, son renouvellement au 1ᵉʳ janvier 2027 ne poserait aucune difficulté. De quoi interroger sur les motivations de la municipalité bagnolaise. Car économiser 24 000 euros est une chose. Préserver un musée et son rayonnement culturel en est une autre.

Nicolas Sarkozy et David Lisnard au chevet de la droite gardoise ? La droite nîmoise a perdu la mairie, mais elle n'a manifestement pas perdu le goût des rendez-vous politiques. Le 18 novembre, Nicolas Sarkozy est attendu à Nîmes pour un déjeuner exceptionnel réunissant des chefs d'entreprise au Parc des expositions. Un rendez-vous organisé par le Nîmes-Gard Business Club, avec la CCI du Gard et son président Éric Giraudier dans le paysage. Et ce n'est pas tout. En décembre, David Lisnard, maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie, devrait à son tour faire le déplacement. Deux personnalités de la droite nationale en quelques semaines, à quelques mois de la présidentielle de 2027. Simple coïncidence ? Peut-être. Mais après la perte de la mairie, la droite locale cherche de nouveaux points de ralliement. Reste à savoir si ces visites permettront de reconstruire une famille politique aujourd'hui divisée. Car faire venir des personnalités nationales est une chose. Retrouver une stratégie commune à Nîmes en est une autre.

Édouard Philippe dans votre salon. La présidentielle de 2027 se prépare aussi dans les salons des particuliers. Cette semaine, une dizaine de personnalités nîmoises étaient réunies au domicile d'un entrepreneur bien connu pour participer à la deuxième édition de La Vision, un rendez-vous organisé autour d'Édouard Philippe. Parmi les invités figurait Yvan Lachaud, référent local d'Horizons. Au programme, quelques boissons, des amuse-bouches et surtout un échange à distance avec l'ancien Premier ministre. Des sympathisants connectés depuis plusieurs territoires, y compris ultramarins, ont participé à cette discussion. Rendez-vous fixé à 19 heures, début des échanges vers 19h40. Et près de deux heures de questions et de réponses. Édouard Philippe, installé sur un canapé près d'une cheminée, a pris le temps de développer ses idées. Parfois même un peu trop, au point que l'animatrice a dû l'inviter à raccourcir certaines réponses. Une manière originale de préparer la présidentielle, loin des grandes salles et des meetings. Reste à savoir si ces conversations au coin du feu permettront à l'ancien Premier ministre d'élargir son cercle de soutiens. À Nîmes, les premiers fidèles sont déjà mobilisés.

Pascale Bordes venue compter les points ? La présence n'est pas passée inaperçue. Pascale Bordes, maire RN de Bagnols-sur-Cèze, a assisté à une séance particulièrement agitée du conseil municipal de Saint-Laurent-des-Arbres. Une visite surprenante, d'autant que l'élue se fait, selon certains élus locaux, plus discrète lors des réunions de l'agglomération du Gard rhodanien. Pourquoi ce déplacement ? Il faut peut-être chercher une explication du côté des dernières élections communautaires. Selon nos informations, Pascale Bordes aurait rencontré la maire de Saint-Laurent-des-Arbres avant le scrutin pour la présidence de l'agglomération, pensant pouvoir compter sur son soutien. Sauf que l'élue n'aurait finalement pas voté comme elle l'espérait. Et elle a depuis obtenu une vice-présidence en charge de l'aménagement du territoire. De quoi laisser quelques souvenirs politiques ? Difficile de connaître les véritables motivations de la maire de Bagnols-sur-Cèze. Mais sa présence au milieu d'un conseil municipal sous tension a alimenté les conversations. 

Franck Proust monte au créneau pour les avions bombardiers d'eau. La bataille industrielle autour des futurs avions bombardiers d'eau européens pourrait aussi concerner Nîmes. Selon une enquête du journal Le Point, un projet de déclaration commune entre l'Union européenne et le Canada évoque une commande groupée de 50 appareils DHC-515 fabriqués outre-Atlantique. Une perspective qui interroge alors que plusieurs industriels français, notamment Hynaero, Positive Aviation et Kepplair, travaillent sur leurs propres solutions. Sollicité par Objectif Sud, Franck Proust, ancien président de Nîmes Métropole et membre du Comité européen des régions, défend une capacité industrielle européenne et française dans ce secteur stratégique. L'élu s'interroge sur la capacité des industriels canadiens à répondre aux besoins dans les délais attendus. Et voit dans la plateforme de Nîmes-Garons un site susceptible d'accueillir des activités industrielles liées à cette filière. À la clé, de possibles emplois pour un territoire déjà fortement lié à la sécurité civile. Pour Franck Proust, la question dépasse donc le choix d'un fournisseur. Elle touche à la souveraineté industrielle européenne. Reste à savoir si cette position sera entendue à Bruxelles. Car pour l'instant, il s'agit d'un projet de coopération, pas d'une commande définitivement actée.

Steeve Calligaro, une semaine sous tension. Steeve Calligaro a passé une mauvaise semaine. Notre indiscrétion de dimanche dernier sur la fronde qui se prépare au Medef Gard n'est visiblement pas passée inaperçue. Le président de l'organisation patronale a même partagé notre article sur la boucle WhatsApp du Medef Gard pour en contester, point par point, les informations. Sauf que le conseil d'administration, prévu mercredi 21 octobre, pourrait lui réserver quelques surprises. Selon nos informations, les administrateurs frondeurs comptent remettre sur la table les sujets qui fâchent : modification des statuts, arrivée de nouveaux administrateurs et nomination de vice-présidents. Mais pas seulement. D'autres interrogations devraient être soulevées sur certaines dépenses, le choix de prestataires, la présence étonnante de membres de l'organisation dans des rôles de relais médiatiques ou encore des repas réguliers dans des établissements familiers au président. Autant de questions auxquelles Steeve Calligaro pourrait être invité à répondre. Et comme si cela ne suffisait pas, une rumeur a circulé cette semaine sur ses éventuelles ambitions pour la présidence de la CCI du Gard, face à Éric Giraudier. Une hypothèse refroidie par un SMS qui aurait été adressé à l'intéressé. « Steeve Calligaro ne serait pas éligible car son entreprise a été créée en janvier dernier. Il faut deux ans d'activité pour pouvoir se présenter. Il sera simple électeur. Et votera, comme il s'y est engagé, pour Éric Giraudier », glisse un proche du président de la CCI. Sauf que l'histoire pourrait ne pas s'arrêter là. Initialement prévues en 2026, les élections consulaires ont déjà été reportées à octobre 2027. Et l'hypothèse d'un nouveau report à 2028 commence à circuler. Si elle se confirmait, cela pourrait changer la donne pour Steeve Calligaro. De quoi rebattre les cartes face à Éric Giraudier. En politique comme dans les élections consulaires, le calendrier peut parfois faire bien des heureux.

Franck Proust réunit ses anciens colistiers. Ambiance retrouvailles ce samedi midi autour de Franck Proust au Victor Hugo. L'ancien candidat à la mairie de Nîmes avait convié ses colistiers à un apéritif pour les remercier de leur engagement et leur remettre la fameuse enveloppe de remboursement des frais de campagne. Parmi les présents, Christophe Pio et Richard Tibérino. Le premier a depuis rejoint le Rassemblement national, tandis que le second serait sur le point de se rapprocher d'Éric Ciotti et de l'UDR. Frédéric Pastor, Marcos Plaidi, David Tebib ou encore Valentine Wolber étaient également de la partie. Cette dernière en a profité pour vanter les mérites de son nouveau champion, David Lisnard, maire de Cannes et candidat potentiel à la présidentielle de 2027. Pas certain qu'elle ait convaincu grand monde. D'ailleurs, un convive a livré son analyse : « Ils vont chez Lisnard par hypocrisie. En réalité, ils pensent comme le RN. Mais ils imaginent que le score de David Lisnard à la présidentielle pourrait ouvrir les portes de Matignon au candidat dans une alliance entre les deux tours avec Marine Le Pen. » Une lecture très personnelle des ambitions de certains, qui en dit long sur les débats traversant la droite locale. Six mois après la défaite aux municipales, les anciens compagnons de route de Franck Proust regardent désormais dans des directions bien différentes. Et si l'apéritif a permis de se retrouver, il n'aura certainement pas suffi à recoller tous les morceaux de la droite nîmoise.

Les papeteries Étienne s'invitent dans la bataille politique. L'avenir des anciennes papeteries Étienne continue de faire parler à Arles. L'opposition municipale a décidé de remettre le sujet sur la table en faisant circuler une vidéo sur les réseaux sociaux. Un montage d'extraits de réunions municipales, avec une question en fil rouge : quelle stratégie pour l'avenir de cet ancien site industriel ? Entre les interrogations sur les entreprises susceptibles de s'y installer, les activités envisagées et les éventuelles promesses de vente, les opposants au maire Patrick de Carolis entendent pointer le manque de visibilité du projet. La vidéo insiste notamment sur l'horizon 2030, jugé particulièrement lointain. Et se termine par un échange assez savoureux autour des noms d'industriels susceptibles d'être intéressés par le site. Voilà un dossier que l'opposition arlésienne semble décidée à ne pas laisser retomber. Reste à savoir si la majorité municipale apportera de nouvelles précisions sur le calendrier et l'avenir de cette friche industrielle.

Arnaud Julien quitte l'Agglo, mais pas ses nouveaux amis. Fidèle de Franck Proust, Arnaud Julien, directeur de la communication de Nîmes Métropole, s'apprête à quitter l'Agglo pour rejoindre le Sénat comme collaborateur de Joseph Francis, nouveau sénateur de l'Hérault. Pour autant, son départ ne se ferait pas dans la mauvaise humeur, malgré l'arrivée du communiste Vincent Bouget à la présidence. Bien au contraire. Les relations seraient même au beau fixe. En témoigne le pot de départ organisé la semaine prochaine avec l'ensemble des équipes. Nicolas Koukas, membre du cabinet du président, devrait évidemment être de la partie. Car entre les deux hommes, une véritable complicité professionnelle s'est nouée ces derniers mois. Au point de s'échanger quelques cadeaux plutôt inattendus. Arnaud Julien a ainsi offert à Nicolas Koukas une casquette à l'effigie de Donald Trump. En retour, ce dernier lui a offert un tee-shirt l'invitant à voter pour Fabien Roussel, le candidat communiste à la présidentielle. Comme quoi, à Nîmes Métropole, on peut ne pas partager les mêmes convictions politiques et conserver le sens de l'humour. Et même de l'amitié…

Les indiscrétions politiques et économiques d'Objectif Sud font une petite pause à l'occasion des vacances de la Toussaint. Rendez-vous le dimanche 8 novembre pour un nouveau numéro. D'ici là, les coulisses de la vie politique et économique gardoises ne devraient pas manquer de nous réserver quelques surprises…

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Sud, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifsud.fr
La rédaction

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio