C’est la fin d’un feuilleton judiciaire qui planait sur la rentrée politique lunelloise. Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, par deux jugements rendus le 13 octobre, les protestations déposées par deux électeurs contre l’élection de Paulette Gougeon et de sa liste "Mon parti c’est Lunel", victorieuse au second tour du 22 mars 2026.
La première protestation, déposée dès le 26 mars par Michel Guy, était la plus fournie. Complétée par plusieurs mémoires, elle réclamait l’annulation de l’élection de Paulette Gougeon et de ses colistiers, ainsi que le prononcé de leur inéligibilité. Le requérant mettait en cause les tribunes de la majorité dans le journal municipal "Lunel Ose" (numéros 54 à 56), qui auraient, selon lui, valorisé le bilan municipal et repris le slogan de la liste. Il estimait que leur coût (42 900 euros, selon lui) aurait dû être intégré au compte de campagne, faisant ainsi exploser le plafond des dépenses.
Il pointait aussi une réunion publique tenue au Bar du Pavillon, l’interdiction de stationnement pendant six matinées pour installer une permanence mobile, l’autorisation de voirie accordée pour un rassemblement républicain le 20 mars et le rôle du collaborateur de cabinet de la maire, par ailleurs mandataire financier. Le tribunal n’a suivi aucun de ces arguments, argumentant à chaque élément, faute de preuves plus tangibles.
La seconde protestation, déposée le même jour par Laurence Mas, soutenait que les salaires du directeur de cabinet de la maire et du directeur de campagne auraient dû être intégrés au compte de campagne. Elle accusait aussi la candidate d’avoir utilisé le site internet et les réseaux sociaux de la commune, citant l’illumination en blanc de la statue de la Liberté "à la demande de Mme le maire" et une vidéo sur l’organisation des opérations de vote.