Les différences de "projets politiques" concernant les commerces et les rénovations de résidences entre l'opposant Morad Hourfane et la majorité municipale ont occupé une large partie du conseil municipal de ce mercredi 14 octobre. Le chef de "Le Pont que nous voulons" a profité de l'absence du maire Valère Segal, pour raisons médicales bénignes, pour titiller la majorité, d'abord sur la pépinière d'entreprises. Selon Jérôme Carminati, une entreprise a rejoint Oly Kombucha dans les locaux, en attendant une autre personne "rencontrée et intéressée". Pour Morad Hourfane, "il y a d'autres priorités sur Pont-Saint-Esprit, surtout que c'est une zone résidentielle et qu'on compte des locaux vides en centre-ville". La majorité argue vouloir développer un "tissu économique faible" en proposant des "loyers modérés".
En ce sens, une manageuse de commerce est recrutée pour "mobiliser et fédérer l'ensemble des acteurs économiques locaux et partenaires publics pour promouvoir et dynamiser le commerce de proximité".
Un atout supplémentaire pour améliorer l'attractivité du centre-ville, d'autant que l'Établissement public foncier d'Occitanie ne renouvelle pas la convention qui le liait à la municipalité spiripontaine depuis bientôt dix ans. Cette signature l'habilitait à "intervenir dans le centre-ancien de la commune, en effectuant des acquisitions, le portage financier ainsi que la revente directe des biens aux futurs investisseurs". L'ensemble de ces missions est transféré à la ville de Pont-Saint-Esprit. Pour Morad Hourfane, Pont-Saint-Esprit perd un "outil financier", qui obligera désormais la commune à passer par l'emprunt : "Vous êtes en train de cramer la caisse", a-t-il condamné.
Concernant la vie du conseil, Sylvie Esquer-Servoz est remplacée par Pascal Alloin.