Vont-ils passer « une bonne soirée », comme l’avait ironiquement lancé, au précédent conseil, le maire de Nîmes, Vincent Bouget, face aux attaques de l’opposition RN ? Ce lundi, les 59 conseillers municipaux retrouvent l’hôtel de ville pour une nouvelle séance publique. Au menu : une quarantaine de délibérations, dont la première sera portée par le maire, Vincent Bouget, lui-même : l’appel à partenariat pour la mise en place d’une mutuelle communale. Une promesse de campagne des dernières municipales, portée par la gauche, mais aussi… par la droite et le centre. Le candidat de Nîmes Avenir, Julien Plantier, ayant été le premier à l’avoir mise sur la table.
Vers la création d'une mutuelle communale
Pour justifier cette action, la nouvelle municipalité reprend le Baromètre FHF-Ipsos BVA sur l’accès aux soins, publié en mars 2026 : « 73 % des Français déclarent avoir déjà renoncé à un acte de soin au cours des cinq dernières années. » En cause principalement : le manque de moyens et de praticiens. À Nîmes, « le taux de pauvreté est estimé à 32,4 %, comprenant les populations modestes qui n’ont pas forcément accès à la complémentaire santé solidaire ». Cette mutuelle communale vise donc à éviter le renoncement aux soins. Toutefois, la ville ne financera pas directement les contrats souscrits par les habitants. Elle facilitera leur mise en relation avec l’organisme retenu et assurera la promotion du dispositif.
Au cours du conseil, les élus seront appelés à voter plusieurs subventions comme les 20 000 € en faveur des communes sinistrées par les incendies. Environ 90 000 € sont prévus au profit d’associations, dans le cadre de la politique de la ville. Côté sport, la Ville attribuera 300 000 € à l’USAM pour l’année 2026 et environ 50 000 € en faveur d’autres associations et projets sportifs, dont 10 000 € aux Hauts de Nîmes Tennis Club. Aussi, les élus seront appelés à accompagner un nouveau projet de l’association Samuel Vincent : la création d'un établissement d’accueil du jeune enfant au Mont Duplan, d’une capacité de 25 places.
Le Mas Lombard, c’est fini
Lors dudit conseil, un sujet promet de faire débat : l’abandon du Mas Lombard, portée par l’ancien maire, Jean-Paul Fournier. Situé à l’est de Nîmes, sur 9 hectares, le projet prévoyait 1 210 logements ainsi que diverses activités, telles qu’un groupe scolaire ou des équipements sportifs. Alors dans l’opposition, la gauche avait dit tout le mal qu’elle pensait de l’opération qui trainait en longueur... « La Mission régionale d’autorité environnementale interroge sur la pertinence environnementale, sanitaire et territoriale de ce projet », avait lancé Marianne Bernède. Nul doute que les réactions seront vives de côté des élus de la droite et du centre, jadis aux commandes de la Ville.