Publié il y a 1 h - Mise à jour le 04.11.2026 - AS - 2 min  - vu 108 fois

NÎMES Les arènes sont-elles françaises ? L'adjoint à la Culture Denis Lanoy répond au député RN Yoann Gillet

L'affiche diffusée par le député RN Yoann Gillet

- Photo DR

En reprenant le slogan « C'est beau, c'est Français ! » sur une photographie des arènes de Nîmes, le député RN Yoann Gillet provoque la réaction de Denis Lanoy, adjoint à la Culture du maire Vincent Bouget. L'élu de la majorité municipale dénonce une récupération politique et identitaire du monument romain.

L'affiche diffusée par le député RN Yoann Gillet • Photo DR

Les arènes de Nîmes s'invitent dans le débat politique. Sur ses réseaux sociaux, le député Rassemblement national du Gard, Yoann Gillet, a partagé une photographie du célèbre amphithéâtre romain accompagnée d'un slogan : « C'est beau, c'est Français ! » Le visuel, signé « Pour la France, la Renaissance », précise que le monument date du Ier siècle.

Dans sa publication, le parlementaire reprend également une citation de Marine Le Pen : « Le beau est une marque de respect envers soi-même, envers les autres, mais aussi un hommage rendu au monde. Le beau conduit au bien-être et au bien. »

Une communication qui a fait réagir Denis Lanoy, adjoint aux Arts et à la Culture dans la municipalité de gauche conduite par Vincent Bouget. Dans un texte publié ce mercredi 4 novembre, l'élu accuse le député RN de détourner l'histoire des arènes à des fins politiques. « Oui, les arènes de Nîmes sont belles, mais en faire un outil de propagande [...] est un peu court et carrément trompeur, voire mensonger », écrit-il.

Pour Denis Lanoy, l'amphithéâtre nîmois est d'abord le témoignage d'une histoire méditerranéenne commune, héritée de la Rome antique. Il rappelle que des monuments similaires existent en Italie, en Tunisie, en Algérie ou encore en Libye. Réduire les arènes à une identité exclusivement française constituerait, selon lui, « un contre-sens majeur, une absurdité ».

L'adjoint à la Culture va plus loin en dénonçant un discours identitaire qu'il rapproche du « trumpisme ». Il rappelle également que les arènes ont traversé les siècles grâce aux générations successives qui les ont habitées, protégées et transformées. Aujourd'hui, entre ferias et concerts, elles incarnent selon lui un lieu de rassemblement et d'ouverture, marqué notamment par les traditions espagnoles. « Les arènes de Nîmes appartiennent à l'histoire, à l'humanité », conclut Denis Lanoy, refusant qu'elles servent à imposer un récit « faussement et maladroitement identitaire ».

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