Une soirée pour lancer six mois d'études pratiques d'une trentaine de médecins en herbe, mais aussi d'un défi pour la ville : transformer une demi-année en toute une carrière, voire toute une vie. Pour prévenir "la catastrophe du désert médical", Alès mise chaque année sur les internes accueillis au Centre Hospitalier Alès-Cévennes. Ils sont ainsi 29 à avoir été accueillis ce lundi 2 novembre dans la salle des États du Languedoc, "soit cinq de plus que l'année dernière, une promotion exceptionnelle", sourit Christian Cataldo, directeur de l'établissement.
Malgré le décès cet été d'Alain Aurèche, ancien médecin et adjoint à la santé, le maire compte rendre ces six mois "les plus agréables possible" pour les étudiants praticiens, afin de leur donne envie de s'implanter sur le territoire. Sur le terrain, le docteur Serge Sirvin les appelle à "gérer la fatigue et placer l'amour et le plaisir en moteurs". Rappelant qu'en France, un interne se suicide tous les dix-huit jours, il considère que le sourire fait partie de la tenue de l'interne. Le rôle de l'équipe encadrante étant aussi d'y contribuer, "au début comme à la fin de la journée".
Karim Hamzaoui, président de la Commission Médicale d'Établissement, rappelle l'"importance que la ville porte à l'hôpital et aux internes" et encourage les étudiants, non pas à "tout savoir", mais à "nous embêter avec un maximum de questions" sur les six prochains mois.