JUSTICE. Il avait demandé il y a quelques semaines un délai pour préparer sa défense, mais il a fait faux bond hier au tribunal correctionnel de Nîmes. Il a donc été jugé en son absence car il est resté en cellule où il purge une autre sanction pénale liée à des faits "totalement indentiques", indique la présidente de la juridiction nîmoise. À la barre du tribunal, une prévenue sous contrôle judiciaire est bien présente, il s'agit de la compagne du principal protagonise, une jeune femme de 22 ans.
Dans les faits, monsieur se renseigne sur les réseaux sociaux et Internet sur certains commerçants et entrepreneurs. Une fois qu'il a des éléments, il appelle de la prison de Nîmes où il est incarcéré les professionnels qu'il menace de mort en se présentant parfois comme membre de la DZ mafia.
Une quarantaine de commerçants, de chefs d'entreprise ou d'agriculteurs gardois, mais aussi vauclusiens et drômois, ont été victimes de ses agissements avec 3 commerçants qui ont remis de l'argent. Un a donné 4 000 euros en liquide à madame, tandis que deux autres ont fait des versements PCS, une solution de paiement prépayée qui ne passe pas par des comptes bancaires enregistrés.
Un mis en cause identifié, qui a déjà été condamné avec sa petite amie en novembre 2025. Elle avait écopé à cette époque d'une peine de deux ans de prison dont une année avec sursis. Pour la quarantaine de faits dont elle a été la complice, son compagnon l'a dédouane. Lors de la précédente audience de renvoi, lui avait reconnu une grande partie des faits reprochés en prenant soin de disculper sa petite amie.
Au final le tribunal a infligé une peine de 12 ans de prison pour monsieur qui est en récidive. Madame qui est arrivé libre à l'audience est repartie entre deux policiers à la prison... Elle écope de 3 ans de prison ferme avec un mandat de dépôt.