Publié il y a 17 min - Mise à jour le 08.11.2026 - La rédaction - 13 min  - vu 190 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

Guerre ouverte entre les patrons du Gard, tensions à Nîmes et à Bagnols, ambitions politiques, règlements de comptes et confidences inédites… Découvrez les coulisses du pouvoir dans nos indiscrétions du dimanche !

La guerre est déclarée. On connaissait les règlements de comptes en politique. Mais visiblement, les patrons gardois n'ont plus grand-chose à envier aux élus. Depuis quelques semaines, c'est à couteaux tirés entre Éric Giraudier, président de la CCI du Gard, et Steeve Calligaro, patron du Medef Gard. Deux hommes qui défendent les intérêts des entreprises, mais qui semblent désormais préoccupés par une question : lequel des deux aura la peau de l'autre ? Tout a basculé le 21 octobre dernier, lors d'un conseil d'administration explosif. Une secrétaire générale qui aurait quitté les lieux en pleurs, une main courante déposée à la gendarmerie et un communiqué du Medef dénonçant une altercation verbale jugée menaçante. Éric Giraudier conteste les accusations. Et plutôt que de tendre l'autre joue, le président de la CCI a sorti l'artillerie lourde. Il évoque plus de 700 000 euros de pertes, des dépenses incontrôlées, des nominations irrégulières et même des risques d'affairisme. Des accusations qui restent à démontrer, mais qui donnent le ton. Ici, on ne cherche plus à se réconcilier. On cherche à s'éliminer. Steeve Calligaro ne compte pas davantage déposer les armes. Il dénonce les attaques personnelles, défend ses résultats et rappelle les progrès de son organisation. Les courriels assassins s'enchaînent, les convocations aussi. À ce rythme, il faudra bientôt prévoir un service d'ordre pour les prochains conseils d'administration. Mais derrière cette guerre d'ego, il y a autre chose. Et c'est là que l'affaire devient savoureuse. Dans un an, les élections consulaires remettront en jeu les équilibres à la CCI du Gard. Or, traditionnellement, le président du Medef local est particulièrement bien placé pour prétendre à sa présidence. Voilà qui éclaire les ambitions des uns et les nervosités des autres. Steeve Calligaro pourrait bien caresser un rêve : voir Éric Giraudier abandonner son fauteuil consulaire pour tenter l'aventure des législatives sous les couleurs du Rassemblement national. Une hypothèse qui lui laisserait le champ libre. Mais encore faudrait-il que Giraudier accepte de lui faire ce cadeau. Rien n'est moins sûr. L'actuel président de la CCI pourrait avoir une autre idée : affaiblir Calligaro pour le pousser vers la sortie et installer au Medef un homme de confiance. Histoire de conserver la maîtrise du jeu. En clair, l'un attend que l'autre parte. L'autre espère que le premier tombe. Et pendant ce temps, les entreprises gardoises assistent à un spectacle dont elles se seraient probablement bien passées. Toutefois, il ne faudrait pas se tromper sur les deux protagonistes. Éric Giraudier et Steeve Calligaro ont un point commun : ils aiment les entreprises gardoises et ne comptent pas leurs heures pour les défendre. Le premier multiplie les initiatives et les combats économiques. Le second, avec son tempérament parfois sanguin, s'engage avec conviction pour mettre en lumière les entrepreneurs du territoire. Deux hommes de caractère, deux bosseurs, deux passionnés. Mais aussi deux coqs qui ont du mal à partager la même basse-cour. Et c'est bien là le problème. Éric Giraudier pensait sans doute s'imposer naturellement pour un dernier mandat à la CCI. Il n'avait simplement pas prévu que celui qu'il avait contribué à mettre en lumière puisse vouloir prendre sa place. Steeve Calligaro, de son côté, pourrait considérer qu'il a suffisamment grandi pour voler de ses propres ailes. L'élève voudrait-il dépasser le maître ? Possible. Mais le maître n'a visiblement aucune intention de lui laisser les clés de la maison. Alors chacun montre les muscles, sort les griffes et tente de prendre l'ascendant. Une guerre de chefs davantage qu'une guerre d'idées. Car les deux hommes défendent souvent les mêmes entreprises et les mêmes ambitions pour le Gard. Leur véritable désaccord semble surtout porter sur celui qui doit tenir le volant. À un an des élections consulaires, le spectacle ne fait probablement que commencer. Une chose est sûre : il y a de la place pour deux défenseurs des entreprises gardoises. Mais visiblement pas pour deux patrons.

Le bâtiment quitte le chantier ! Dans la guerre ouverte entre Éric Giraudier et Steeve Calligaro, voilà que la Fédération française du bâtiment du Gard décide de prendre ses distances. Dans un courrier adressé aux administrateurs du Medef, son président Pierre Martin annonce le retrait provisoire de sa fédération des instances dirigeantes, dans l'attente des conclusions d'un audit. Officiellement, il s'agit de préserver la sérénité de l'organisation patronale après les échanges particulièrement virulents du dernier conseil d'administration. Mais politiquement, le signal est loin d'être anodin. La FFB, poids lourd du patronat gardois, préfère quitter la table plutôt que de choisir son camp. Prudence ? Manque de courage ? Ou manière élégante de ne pas se retrouver éclaboussée par une guerre qui pourrait faire des victimes ? Reste une autre lecture : en prenant ainsi ses distances avec la gouvernance actuelle, Pierre Martin adresse-t-il un premier signal favorable à Éric Giraudier ? Rien ne permet encore de l'affirmer. Mais une chose est sûre : dans cette bataille, même ceux qui prétendent ne pas choisir de camp finissent par envoyer un message. Et celui de la FFB risque de ne pas passer inaperçu auprès de Steeve Calligaro.

Les femmes au pouvoir. Au sein du Conseil départemental du Gard, les premières discussions autour de la succession de Françoise Laurent-Perrigot agitent les élus. D'autant que personne ne sait, à ce jour, ce que la présidente compte faire. Elle souffle le chaud et le froid. Mieux, elle n'en parle pas. Ce qui ouvre le champ à toutes les spéculations. Dans les couloirs, certains tentent d'imposer un nom. Non pas pour la succession, mais pour aller voir ailleurs. Ainsi, Nathalie Nury, maire de Roquemaure et vice-présidente du Département en charge des questions éducatives, serait invitée à rejoindre la Région. Et pourquoi pas même pour conduire la liste gardoise ? Renseignement pris auprès de l'intéressée, ce n'est pas du tout à l'ordre du jour. Elle est engagée pour sa commune et souhaite mener à bien son mandat au Département. Une chose est sûre : elle sera candidate à sa réélection sur son canton. Et plus si affinités ? « Il ne faut jamais dire : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau », glisse une très proche de la maire. Il faut dire qu'après Françoise Laurent-Perrigot, une autre femme pourrait-elle prendre les commandes du Département ? La féminisation du pouvoir départemental pourrait bien se poursuivre.

SOS Richard Tibérino. Ce vendredi, les élus départementaux se sont réunis en commission permanente. Au cours de la séance, la majorité a présenté une subvention de 13 248 euros en faveur de SOS Méditerranée, une association de sauvetage en mer, notamment de migrants. En avril, selon l'OIM (Organisation internationale pour les migrations), plus de 1 000 morts avaient été comptabilisés depuis le début de l'année 2026, soit l'un des débuts d'année « les plus meurtriers ». C'est la troisième année que le Conseil départemental du Gard présente cette délibération. Et comme à chaque fois, l'élu départemental du canton de Nîmes 4, Richard Tibérino, ancien élu de la ville de Nîmes, déplore : « Cette ONG concerne la politique extérieure de notre pays (…) Il serait préférable de prioriser cette somme à des associations gardoises dont certaines sont en difficulté. » Une manière d'opposer les solidarités, tout en adressant un clin d'œil aux électeurs sensibles aux questions migratoires. Avec de tels propos, ce sont plutôt les Républicains qui prennent l'eau…

Des remboursements qui passent mal. Jeudi soir, Julien Plantier et Valérie Rouverand ont réuni leurs anciens colistiers. Comme de tradition, après la validation des comptes de campagne des municipales, l'heure est à la distribution des chèques de remboursement. Sauf qu'à la différence de Franck Proust, qui a rendu au centime près l'investissement de ses soutiens, pour L'Avenir nîmois, les comptes d'apothicaire n'ont pas permis d'arriver à la bonne somme. Un quart a été prélevé. En cause, selon nos informations, 15 000 euros de dépenses liées au sondage commandé pour départager les deux têtes de liste, qui n'auraient pas été retenues dans le remboursement public des comptes de campagne. Le mandataire financier absent, c'est l'ex-directeur de campagne Xavier Douais qui a dû annoncer la mauvaise nouvelle et se justifier. « Tous les colistiers de Valérie Rouverand sont tombés de leur chaise, personne n'avait été prévenu de cette décision », explique un témoin. Mieux, Julien Plantier n'aurait pas tenté de discuter, imposant à tous cette discipline financière. « C'est étonnant pour quelqu'un qui semble vouloir continuer sa trajectoire politique à Nîmes en agissant de la sorte. Il s'est mis la moitié de la liste à dos pour l'avenir. » Valérie Rouverand, qui aurait également été mise devant le fait accompli, n'a pas passé une très bonne soirée. « Elle est déçue pour ses équipes et pour la façon dont elles ont été traitées. » L'avenir dira si cette mauvaise séquence laissera des traces…

On se réveille. Sortis de leur léthargie, Valérie Rouverand et Julien Plantier ont décidé de prendre davantage la parole lors du prochain conseil municipal. « L'épisode du parc Jacques-Chirac les a convaincus que la nouvelle majorité comptait bien détricoter l'héritage Fournier », explique un ancien élu. Ainsi, sur le Mas Lombart ou sur d'autres délibérations, la droite et le centre seront au rendez-vous. « De façon constructive, pas question de jouer le même jeu que le Rassemblement national. » Reste à savoir si tout cela a été concerté avec le groupe de Franck Proust ? « Absolument pas. Chacun va continuer à jouer sa propre partition. » Jusqu'à quand ? Jusqu'au moment où il faudra parler des candidats aux législatives puis aux départementales, certainement. « À ce moment-là, pour sauver son poste, certains retrouveront les numéros de téléphone », balance un proche de l'ancien président de Nîmes Métropole.

C’est ce qui s’appelle se faire Bouget… Lors d'un déplacement à Saint-Césaire, à la rencontre de chefs d'entreprise, Vincent Bouget a compris que la période de grâce était terminée. Face à un projet de logements mixtes dans la zone d'activité, les entrepreneurs ont demandé des explications au maire. Ce dernier a bien tenté d'apporter des réponses, mais il n'a pas convaincu. « Il ne peut pas systématiquement se cacher derrière des concertations factices. Il est aux manettes, il doit décider », balance un patron présent. Des échanges virils ont eu lieu avec Éric Giraudier, président de la CCI du Gard, présent à cette réunion et positionné en défense des intérêts des entreprises. « Il nous dit que l'on va se parler, mais tout est déjà décidé. Nous ne sommes ni ses militants ni ses détracteurs, on veut bosser pour créer de la richesse à Nîmes et le seul sujet qui préoccupe Vincent Bouget, c'est de nous enfumer. » En réalité, Vincent Bouget a hérité d'un dossier boiteux de l'ancienne majorité. Il n'a plus vraiment le choix. « Les équipes précédentes avaient décidé d'attendre après les élections. Aujourd'hui, on peut décider de faire ailleurs ce projet immobilier, pas dans cette zone d'activité, car cela va apporter de nombreuses nuisances. » Rémi Nicolas, le maire de Marguerittes et premier vice-président de l'Agglo, devrait, selon nos informations, prendre désormais le leadership sur les sujets économiques. « Il faut éviter de mettre en première ligne un maire communiste mal-aimé des entrepreneurs », confie une source proche du dossier.

Père Noël Chaudon. Une première dans l'histoire de la Communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence, assure-t-on dans l'entourage de son président. Nelson Chaudon aurait décidé d'organiser, au mois de décembre, un Noël des agents, comme cela se pratique déjà dans de nombreuses autres collectivités. Une initiative destinée à remercier les équipes pour leur engagement quotidien, mais aussi à renforcer la convivialité au sein de l'intercommunalité. Une attention qui pourrait être appréciée par le personnel et qui permet au nouveau président d'imprimer progressivement sa marque. Comme quoi, la politique peut aussi se faire au pied du sapin !

Humaniste à midi, extrémiste le soir. Ils avaient déjà partagé un premier repas il y a quelques semaines. Visiblement, les retrouvailles ont donné envie de remettre le couvert. Nouveau dîner donc entre Jean-Paul Fournier, Nicolas Balmelle et des représentants du Rassemblement national. Mais c'est surtout la présence de Nicolas Balmelle qui interpelle. Ancien membre du cabinet de l'ex-maire de Nîmes, aujourd'hui bras droit de Vincent Bastide chez Bastide Médical, il cultive décidément l'art de fréquenter des tables bien différentes. Le même jour, il participait au rassemblement contre le racisme avant de retrouver, le soir venu, des représentants du RN autour d'un repas. Deux rendez-vous qui ne poursuivaient manifestement pas le même objectif. Simple fidélité à Jean-Paul Fournier ou intérêt pour les rapprochements politiques qui se dessinent ? La question mérite d'être posée. D'autant que Nicolas Balmelle, qui connaît parfaitement les coulisses du pouvoir nîmois, sait mieux que quiconque que ces dîners ne passent pas inaperçus. Une chose est certaine : entre le rassemblement de la fin d'après-midi et le dîner du soir, Nicolas Balmelle donne l'impression de vouloir garder un pied dans chaque camp. Quitte à ne plus savoir sur lequel danser.

La droite prépare déjà les législatives. À peine les élections municipales digérées, voilà que la droite et le centre gardois regardent déjà vers les prochaines échéances. Selon nos informations, une première réunion de coordination devrait prochainement se tenir à Nîmes pour préparer les élections législatives de 2027. Objectif : discuter stratégie, candidatures et éventuels accords entre les différentes formations politiques. Mais derrière cette volonté affichée d'unité, plusieurs sujets de discorde se profilent déjà. Car les ambitions des uns et des autres dépassent largement le scrutin législatif. En ligne de mire, les prochaines élections départementales, où les rivalités territoriales et les appétits personnels pourraient rapidement compliquer les négociations. Les législatives feront donc figure de premier terrain d'essai. Une manière de tester les alliances, de mesurer les rapports de force et de préparer la suite. Reste à savoir si chacun acceptera de jouer collectif. Dans le Gard, à droite, on aime beaucoup parler d'union. Jusqu'au moment de distribuer les investitures.

Ferrier veut « cascailler » ! Et si Bruno Ferrier était l'une des surprises des prochaines élections départementales ? Selon nos informations, l'adjoint aux Sports de Vincent Bouget serait fléché pour partir à la conquête du canton de Nîmes 1, aujourd'hui détenu par le duo Julien Plantier et Sophie Roulle. Membre du Parti radical de gauche, Bruno Ferrier s'est imposé en six mois comme l'un des nouveaux hommes forts de la majorité municipale nîmoise. Avec son tempérament, son franc-parler et une liberté de ton qui ne correspond pas toujours aux attentes du cabinet politique du maire. Jamais le dernier pour prendre la parole, parfois même lorsqu'on préférerait qu'il se taise, l'élu ne semble pas décidé à rentrer dans le rang. Mais c'est peut-être justement ce qui fait sa force. Dans une majorité où la discipline collective est de mise, Ferrier cultive sa différence. Et son envie de « cascailler » pourrait bien devenir un atout électoral. Reste à savoir si Vincent Bouget appréciera toujours autant cette liberté lorsque son adjoint commencera à jouer sa propre partition. Car à Nîmes, les personnalités qui prennent trop de place finissent parfois par faire de l'ombre.

L'Impérator mise finalement sur la fidélité. Il était arrivé avec de grandes ambitions. Il est déjà reparti ! Fin septembre, Objectif Sud consacrait un portrait à Philippe Zemour, nouveau chef exécutif de la Maison Albar – L'Impérator à Nîmes. Mais l'aventure n'aura duré que quelques jours. Un départ express qui a surpris dans le petit monde de la gastronomie nîmoise. Depuis, la direction a changé son fusil d'épaule. Selon nos informations, plus question de recruter un nouveau chef exécutif à l'extérieur. C'est finalement Alexandre Brusquet, fidèle de la maison depuis plusieurs années, qui récupère le poste. Un choix loin d'être anodin puisque ce chef pâtissier au solide parcours a notamment travaillé à Hong Kong auprès de Pierre Gagnaire, avec lequel il collabore également au Duende, le restaurant gastronomique de l'hôtel. Une belle récompense pour sa fidélité et son savoir-faire. Un recrutement serait toutefois à l'étude pour venir le seconder. Finalement, après avoir cherché la perle rare ailleurs, l'Impérator a décidé de faire confiance à celui qui était déjà derrière les fourneaux. Comme quoi, parfois, la meilleure recrue est celle qu'on n'a pas besoin de recruter !

À la tête du client ! La maire RN de Bagnols-sur-Cèze, Pascale Bordes, semble avoir une conception bien personnelle des tarifs de location de la salle municipale de la Pyramide. Jugez plutôt : selon nos informations, il faudra désormais débourser 950 euros pour les écoles de danse bagnolaises qui souhaitent y organiser leur gala, 400 euros par date pour le Conservatoire de l'Agglomération du Gard rhodanien et... zéro euro pour le concours Miss Excellence Languedoc, organisé ce samedi 7 novembre. Un événement pourtant payant, avec des places vendues 17 euros ! De quoi faire grincer quelques dents du côté des associations locales. Pourquoi les écoles de danse devraient-elles passer à la caisse quand un concours de beauté bénéficierait de la gratuité ? Il existe peut-être une explication à cette différence de traitement. Encore faudrait-il la connaître. En attendant, à Bagnols, les tarifs municipaux semblent parfois se décider à la tête du client. Et pour les concours de beauté, visiblement, à la belle gueule du client !

Fâchée avec tout le monde ? Le dernier conseil municipal de Bagnols-sur-Cèze n'a visiblement pas été un modèle de sérénité. Selon plusieurs membres de l'opposition, la maire RN Pascale Bordes aurait fait preuve d'une agressivité particulière dans ses échanges, notamment avec l'élu Jérôme Jackel. Un épisode qui pose une question plus large sur sa manière d'exercer le pouvoir. Car entre les oppositions qui se manifestent et les démissions au sein de sa propre équipe, les signaux de désaccord mériteraient peut-être autre chose que du mépris et des démonstrations d'autorité. Pascale Bordes a évidemment le droit de défendre fermement ses convictions. Mais avoir remporté une élection ne signifie pas avoir raison sur tout. Et gouverner une ville ne consiste pas seulement à convaincre ceux qui vous applaudissent déjà. C'est aussi savoir écouter ceux qui ne partagent pas vos idées, reconnaître parfois ses erreurs et accepter la contradiction. Une qualité qui ne relève ni de la droite ni de la gauche, mais simplement de la responsabilité républicaine. À Bagnols, le véritable enjeu n'est donc pas de savoir qui parlera le plus fort au prochain conseil municipal. Mais si chacun pourra encore s'y faire entendre.

La Green Team fait de l'ombre à Montpellier ! Et si l'USAM Nîmes Gard venait bousculer la hiérarchie du handball français ? Après neuf journées de championnat, les hommes de Guillaume Saurina réalisent un début de saison spectaculaire. Sept victoires, seulement deux défaites et une troisième place derrière les intouchables Parisiens et Nantes. Mais surtout, devant Montpellier ! Un classement qui commence à faire son petit effet de l'autre côté du Vidourle. Car l'ogre montpelliérain, longtemps habitué à regarder les Nîmois de haut, découvre qu'il pourrait bien devoir surveiller ses voisins dans le rétroviseur. Bien sûr, la saison est encore longue et le MHB possède les moyens de revenir. Mais après une précédente saison particulièrement compliquée, la Green Team retrouve des couleurs et surtout de l'ambition. Et si, au printemps prochain, Nîmes terminait devant Montpellier ? L'hypothèse n'a plus rien de farfelu. De quoi réveiller une rivalité régionale que les Héraultais pensaient peut-être définitivement maîtriser. À Nîmes, on ne prétend pas encore avoir détrôné le voisin. Mais on commence sérieusement à lui faire de l'ombre. Et ça, du côté de Montpellier, on doit déjà beaucoup moins apprécier !

Toujours vivant, rassurez-vous ! Mercredi après-midi, aux alentours de 17h30, une nouvelle pour le moins funeste est annoncée. Un journal d’annonces légales pense savoir que le chef d'entreprise Philippe Broche est mort. Mais très vite, l'information suscite quelques interrogations. Sur Facebook, deux internautes émettent des doutes, à commencer par un certain Didier qui, dans les commentaires de l'article, affirme avoir eu Philippe Broche au téléphone quelques heures plus tôt… Ce qui, techniquement parlant, n'empêche toutefois pas de mourir entre les deux. Peut-être saisis d'un léger doute, ce journal retire subitement l'article. Sans présenter d’excuse. Et Philippe Broche, qui, vous l'aurez compris, est bel et bien vivant, se retrouve contraint de rassurer les quelques-uns qui s'étonnaient de le savoir subitement passé de vie à trépas. En réalité, il s'agissait d'un homonyme. Joint par téléphone, le revenant, visiblement bien vivant, confie avec humour : « On m'a enterré, mais ça va bien. » Il s'étonne tout de même de la légèreté avec laquelle l'information a été relayée : « Demain, je vais dire que je suis candidat à la présidentielle et que j'ai les 500 parrainages, on va le relayer sans vérifier, c'est n'importe quoi. »  Finalement, Philippe Broche est toujours de ce monde. La vérification de l'information, elle, semble en revanche avoir rendu l'âme.

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