Publié il y a 6 h - Mise à jour le 21.09.2026 - François Desmeures - 3 min  - vu 217 fois

FAIT DU JOUR Le château de Montalet appelle à l'aide pour sa restauration

Des bénévoles en compagnie de deux élus de la mairie de Molières-sur-Cèze, avec Gérard Naud au centre

- François Desmeures

Depuis 42 ans, l'association pour la sauvegarde du château de Montalet, à Molières-sur-Cèze, œuvre à maintenir le château sur pied et a même entamé sa restauration. Mais elle est désormais bloquée dans ses travaux en raison de la nécessité d'une étude globale du monument historique, afin que les ruines soient respectueuses de ce qu'elles étaient. Sauf que l'étude coûte 30 000 € et, si elle permettra d'en apprendre plus sur l'histoire de l'édifice, elle bloque les travaux de sauvegarde.

Des bénévoles en compagnie de deux élus de la mairie de Molières-sur-Cèze, avec Gérard Naud au centre • François Desmeures

"Ce sont les gens du coin qui s'en sont occupés quand le mur s'est effondré." Et le président de l'association pour la sauvegarde du château de Montalet, Gérard Naud, en était déjà quand, en 1984, l'effondrement du mur a réveillé les consciences sur la valeur patrimoniale du monument (relire ici). Depuis, l'association a ouvert une voie pour faciliter l'accès au château, la commune y a amené l'eau et l'électricité et le travail, patient, des bénévoles a permis de sauvegarder des pans entiers du monument, et même plus. Alors qu'ils comptaient se lancer dans la restauration d'une terrasse, le chantier s'est arrêté net. 

Du côté du mur effondré en 1984 • François Desmeures

Le château est inscrit aux Monuments historiques depuis 1997. "En 2013, explique Gérard Naud, l'architecte des Bâtiments de France qui suivait notre travail est parti à la retraite." La DRAC (direction régionale des affaires culturelles, NDLR) a repris le dossier et "nous réclame une étude globale du château". Des appels d'offres ont été lancés, "on nous en demande 30 000 €".

La terrasse où devaient débuter les prochains travaux de sauvegarde • François Desmeures

En 2024, la visite de la DRAC sur site a abouti à un courrier. Les agents ont laissé finir les travaux en cours, mais ont bloqué les prochains dans l'attente de l'étude. "L'étude doit être menée par celle qui a réalisé l'étude du château d'Allègre, poursuit Gérard Naud. Elle doit être archéologique, architecturale et historique." Si l'association se réjouit d'en apprendre plus sur l'histoire du site et que le conseil d'administration de début janvier a bien retenu un prestataire, elle n'a pas les fonds pour mener l'étude et les travaux qui suivront. Elle s'acquitte déjà des impôts fonciers pour le compte des six propriétaires en indivision, qui ne vivent pas sur place.

Gérard Naud montre la lucarne par laquelle les paysans venaient payer les taxes dues au seigneur, directement en grain  • François Desmeures

"En tant qu'association, quand on lance une étude, on n'a pas le droit d'avoir des financements publics", constate Gérard Naud. Raison pour laquelle l'association lance une cagnotte, sur le site HelloAsso, en espérant atteindre les 50 000 €. "Pour l'étude et pour lancer des travaux." Par ricochet, avec des travaux à l'arrêt, les chantiers d'été de jeunes, sous l'égide de l'association Rempart, n'ont plus lieu non plus. Ce qui fait perdre à l'association les 900 € de subvention de la région Occitanie qui accompagnaient le chantier.

Une porte dérobée au niveau du sol actuel sur laquelle l'étude permettra sans doute d'en savoir plus • François Desmeures

"On a mis un an de délai pour que la cagnotte soit abondée", espère Gérard Naud, et avec lui les plus de 80 adhérents de l'association, dont une part d'entre eux assure encore les visites, les jeudis de 8h à 16h, et les dimanches de 11h à 16h30. Ceci, aussi, afin d'espérer engranger de la trésorerie pour, un jour, poursuivre la restauration.

La cour du château, à l'été 2025 • François Desmeures

"Les priorités, ce sont les fissures, les infiltrations d'eau, montre le président de l'association pour la sauvegarde du château de Montalet. On avait contacté le CFA de Méjannes-lès-Alès qui, avec la Fondation du patrimoine, ont voulu s'investir ici. Ils auraient pu faire de la formation pratique. Mais on a essuyé un refus de l'État : pas de travaux. Même quand la Fondation du patrimoine nous a soutenus." En plus de voir sa cagnotte se remplir, l'association espère aussi, désormais, que les mois d'arrêt ne verront pas d'autre mur tomber…

Le château de Montalet • François Desmeures

Devant l'entrée du logis • François Desmeures

François Desmeures

L'association pour la sauvegarde du château de Montalet existe depuis 42 ans • François Desmeures

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Sud, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifsud.fr
François Desmeures

Patrimoine

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio