2,3 millions de reptiles et amphibiens vivent aujourd’hui en France. Le profil des passionnés qui les détiennent évolue lui aussi : en passant par les familles, les amateurs de biodiversité et les passionnés de nature côtoient désormais les terrariophiles les plus experts.
Référence historique de la terrariophilie en France, les Reptiliades de Nîmes franchissent un nouveau cap. Avec plus de 12 000 visiteurs attendus sur 7 200 m², les Reptiliades ne s’adressent pourtant pas uniquement aux terrariophiles.
« Détenir un reptile suppose de connaître à la fois ses besoins biologiques et le cadre réglementaire applicable à l'espèce : traçabilité, documents de cession, déclaration ou autorisation, des règles qui varient selon les espèces et les effectifs détenus. S'y ajoutent les normes qui encadrent terrariums, substrats et alimentation, de leur fabrication à leur usage. Aux Reptiliades, notre rôle est de rendre ces obligations compréhensibles, de rappeler que toute détention engage une responsabilité durable, et d'anticiper les évolutions réglementaires à venir », rappelle Cédric Panzani, référent réglementation des Reptiliades.
Pendant deux jours, le parc des expositions de Nîmes accueillera près de 200 exposants, des milliers de spécimens ainsi qu’un programme de conférences, de rencontres et d’animations pédagogiques.
Emblématique de la terrariophilie, ce serpent aussi fascinant que souvent mal compris sera au cœur d’un focus destiné à mieux faire connaître son comportement, ses besoins et les conditions nécessaires à son bien-être.
L’objectif ? Faire découvrir plutôt que simplement montrer, expliquer plutôt qu’inciter à l’achat, transmettre plutôt que perpétuer les clichés.
Lumière, température, végétation, hygrométrie, aménagement du terrarium… La terrariophilie est devenue un univers de plus en plus technique, où chaque détail compte pour reproduire au plus juste certains paramètres essentiels du milieu d’origine des espèces. Premier salon terrariophile de France, Les Reptiliades accompagnent cette évolution et placent la connaissance et le bien-être animal.
Le salon contribue également à faire évoluer le regard porté sur les passionnés de reptiles, encore parfois associés à un univers marginal. Les Reptiliades réunissent pourtant des publics très divers : familles, amateurs de biodiversité, naturalistes et passionnés de sciences du vivant
Maintenir un reptile dans de bonnes conditions ne consiste pas à installer un terrarium et quelques accessoires. C’est concevoir un environnement contrôlé répondant à ses besoins biologiques et comportementaux.
Éclairage et UV adaptés, gradients thermiques régulés par thermostat, ventilation, maîtrise de l’hygrométrie, substrats, refuges et végétation adaptée : la conception d’un terrarium mobilise aujourd’hui des connaissances précises et des équipements hautement spécialisés.
Les terrariums naturalistes et bioactifs se développent ; les équipements se perfectionnent ; la connaissance des besoins physiologiques et comportementaux des animaux progresse. Un véritable travail d’orfèvrerie du vivant, à la croisée de la biologie, de la botanique et de la technologie.
Depuis 28 ans, Les Reptiliades accompagnent et contribuent à structurer cette évolution de la terrariophilie française, en réunissant en un même lieu éleveurs spécialisés, vétérinaires, scientifiques, fabricants d’équipements, experts et passionnés.
Serpents, lézards ou tortues continuent de susciter fascination, peur et parfois beaucoup d’idées reçues. Les Reptiliades entendent précisément faire tomber ces barrières.
Le salon ne se résume pas à un espace de vente ou d’exposition : il constitue un lieu de découverte et de transmission de la culture terrariophile, accessible aussi bien aux passionnés qu’aux familles et aux simples curieux.
Les visiteurs peuvent y rencontrer des éleveurs spécialistes de certaines espèces, qui partagent leur connaissance du comportement des animaux, de leur environnement et de leurs besoins. Un cycle de conférences permettra également d’aborder très concrètement les questions auxquelles sont confrontés détenteurs et futurs détenteurs : maintenance du Pogona vitticeps, premiers réflexes face aux urgences vétérinaires, culture des plantes en terrarium ou encore réflexion autour de la bientraitance et du bien-être des reptiles.
À Nîmes, un espace dédié aux animations permettra notamment au public d’assister au jeu « Question pour un Terrario », auquel participeront des candidats sélectionnés sur inscription, de rencontrer des créateurs de contenus spécialisés et de prendre part aux échanges de la table ronde « Les Grands Débats du vivant ».
Conférences, rencontres avec les éleveurs, animations et échanges avec les créateurs de contenus composent ainsi un salon vivant, où la connaissance scientifique et technique devient accessible au plus grand nombre.
« Le bien-être animal ne peut se limiter à une déclaration d’intention : il repose sur des mesures concrètes. Les dossiers des exposants ainsi que les listes des animaux présentés sont vérifiés en amont, puis des contrôles sont effectués sur place. Un vétérinaire spécialisé examine les animaux et vérifie leurs conditions de présentation ainsi que les installations provisoires. Une surveillance interne est également assurée en continu par un binôme composé d’un titulaire du certificat de capacité et d’un vétérinaire spécialisé, en lien avec les services compétents. Nous tenons également à rappeler qu’un animal ne doit jamais être acquis sur un coup de tête. Toute acquisition suppose de s’être préalablement renseigné sur sa longévité, ses besoins spécifiques, ses conditions de maintien, le coût de son entretien ainsi que la réglementation applicable », précise Charlotte Pelloux-Dufour, co-organisatrice de l’événement.
Au Parc des Expositions, samedi 17 et dimanche 18 octobre 2026, de 10h à 18h. Tarifs : 12 euros par adulte (dès 12 ans), 7 euros par enfant (de 3 à 11 ans).