Après moi le déluge… L’interview de Jean-Paul Fournier, publiée mardi dans les colonnes de notre magazine, a fait l’effet d’une bombe. Comment l’ancien maire de Nîmes a-t-il pu imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, se rapprocher du Rassemblement national pour conserver un semblant de pouvoir ? Lui qui, durant toute sa carrière politique, avait toujours refusé de franchir cette ligne. À gauche, on observe avec stupéfaction cette évolution d’une grande figure de la droite locale. À droite, c’est un mélange de colère, de tristesse et d’incompréhension. Avec, évidemment, quelques réjouissances chez ceux qui avaient déjà franchi le Rubicon. On pense à l’ancien adjoint à la Sécurité Richard Schieven ou encore à Christophe Pio, ancien élu nîmois. Pour les autres, c’est la douche froide. Le premier d’entre eux s’appelle Laurent Burgoa. Le sénateur sortant, en pleine campagne pour sa réélection, pensait avoir fait le plus dur en écartant Vivette Lopez. Le voilà désormais rattrapé par les déclarations du « père Fournier ». Lors de sa tournée des grands électeurs, difficile de défendre la ligne officielle des Républicains quand celui qui a incarné la droite nîmoise pendant près de trente ans invite désormais à faire sauter les barrières avec le RN. Peut-être Jean-Paul Fournier veut-il aussi faire porter au sénateur une partie de la responsabilité de l’échec de l’entre-deux-tours des municipales. Car Laurent Burgoa a joué un rôle important dans le rapprochement entre Franck Proust, Julien Plantier et Valérie Rouverand. Une union de dernière minute que beaucoup de Nîmois n’ont pas comprise. Franck Proust, après son mauvais score du premier tour, envisageait tout simplement de se retirer. Mais Laurent Burgoa a poussé le maire, encore installé rue Dorée, à cosigner un communiqué sans l’aval du candidat Proust et au détriment du RN. On connaît la suite… Franck Proust et Julien Plantier en prennent eux aussi pour leur grade. Pour une fois, les deux hommes pourraient presque retrouver un intérêt commun : faire oublier le plus rapidement possible leur ancien mentor. Car Jean-Paul Fournier, lui, semble avoir tourné la page. Il ne veut plus entendre parler de ses deux anciens protégés. Politiquement, il les a déjà enterrés. Sauf que ni l’un ni l’autre n’entendent quitter définitivement la vie politique locale. Franck Proust fait quelques incursions à Bruxelles, mais compte bien garder le contact avec le terrain nîmois. Pour tenter sa chance une prochaine fois ? Lui qui a connu les victoires comme les défaites sait mieux que personne qu’en politique, tout peut aller très vite… Julien Plantier, désormais pris par ses affaires avignonnaises, ne laisse rien au hasard non plus. Silencieux depuis plusieurs mois, il n’a pas manqué le rendez-vous de jeudi soir à l’Imperator pour la soirée du Mundillo du BTP. Surtout, il entretient le lien avec Laurent Burgoa en vue des prochaines départementales. Hors de question pour lui de laisser le terrain à cette nouvelle génération de quinquagénaires que Jean-Paul Fournier imagine désormais prendre la relève. Dans les ruelles nîmoises, chacun cherche donc à mettre des noms sur ces nouveaux visages. Celui de Julien Devèze revient avec insistance. Celui de Nicolas Balmelle aussi. Mais concernant ce dernier, sa présence régulière dans les différents événements nîmois suscite encore des interrogations sur ses véritables ambitions politiques. Et puis il y a Valérie Rouverand. Croisée pendant la feria, elle insiste : elle non plus n’a pas dit son dernier mot. Les candidats à la relève sont nombreux. Le problème, c’est qu’à droite, depuis quelques mois, il y a beaucoup d’héritiers et plus vraiment d’héritage. Tout le monde se voit déjà sur la photo. Mais avant de choisir le prochain visage, encore faudrait-il savoir quelle histoire la droite veut raconter aux Nîmois.
Affaire Casas/Fournier : un mail au coeur de l’enquête ? Voilà un courrier électronique qui pourrait aujourd’hui prendre une tout autre dimension. Selon nos informations, avant la conclusion de la procédure d’attribution de la DSP tauromachique, Christophe Madalle, alors directeur général des services de la ville de Nîmes, aurait pris soin d’écrire un mail pour marquer ses distances avec le choix finalement opéré par Jean-Paul Fournier. Une façon de se couvrir ? De laisser une trace écrite de ses réserves ? Difficile de le savoir à ce stade. Mais après les perquisitions menées dans les locaux de Casas & Co et au domicile de l’ancien maire, ce courrier électronique ne manque évidemment pas d’interroger. Reste surtout à comprendre pourquoi Christophe Madalle avait ressenti, à l’époque, le besoin de coucher ses réserves par écrit. Les relations avec Jean-Paul Fournier étaient-elles déjà suffisamment dégradées pour que le DGS historique de la Ville veuille se désolidariser d’une décision du maire ? Les tensions politiques autour de la succession, entre Franck Proust et Julien Plantier, avaient-elles joué un rôle ? Ou Christophe Madalle avait-il identifié dans la procédure des éléments qui justifiaient, selon lui, de prendre ses distances ? Ce mail intéresse-t-il aujourd’hui les enquêteurs ? Impossible de l’affirmer. Mais dans une affaire où la justice cherche à reconstituer les conditions dans lesquelles la DSP a été attribuée, cet écrit pourrait forcément susciter quelques questions. À l’hôtel de ville, certains mails vieillissent manifestement mieux que d’autres. Celui-là pourrait surtout ne pas avoir fini de faire parler.
Bouget veut remettre le club au milieu du village. Cette semaine, Thierry Cenatiempo, président de la SAS Nîmes Olympique Ensemble, et Vincent Bouget se sont rencontrés pour faire le point sur la situation extrasportive de Nîmes Olympique. Et le nouveau maire de Nîmes a rapidement fixé sa priorité : remettre tout le monde autour de la table. Il a ainsi demandé qu’une rencontre soit organisée rapidement entre la SAS, l’Association Nîmes Olympique et la Ville afin de régler les différends de facturation qui empoisonnent les relations entre les deux structures. Avec un objectif : retrouver un peu d’harmonie autour du club. La question du déficit de la SAS n’aurait pas été abordée frontalement lors de l’entretien, même si le sujet aurait forcément plané au-dessus des échanges. Et sur une éventuelle nouvelle intervention financière de la collectivité, du côté de l’hôtel de ville, le message est plutôt clair : « Les Nîmois ne comprendraient pas que l’on puisse encore mettre la main à la poche à hauteur de 500 000 euros après avoir racheté la Bastide, les Antonins, supporté l’entretien des équipements et versé 1,2 million d’euros de subventions l’an dernier. » Vincent Bouget veut donc jouer les médiateurs entre l’Association et la SAS. Mais pour l’instant, pas question de jouer les banquiers. À Nîmes Olympique, la Ville est prête à remettre de l’ordre dans les comptes. Pas forcément à régler l’addition.
Et si Tarascon rejoignait la CCBTA ? Alors que Saint-Martin-de-Crau laisse planer la possibilité d’un départ de l’ACCM, sur fond de relations particulièrement orageuses avec son président Patrick de Carolis, une autre commune regarderait sérieusement vers la sortie. Et pas n’importe laquelle : Tarascon. Le maire Alexandre Ducouret ne cacherait plus ses interrogations sur l’avenir de sa commune au sein de l’agglomération arlésienne. Et de l’autre côté du Rhône, il y a Beaucaire. Politiquement, le rapprochement aurait une certaine logique : Alexandre Ducouret et Nelson Chaudon sont tous les deux issus du Rassemblement national. Au point qu’en coulisses, l’hypothèse d’un rattachement de Tarascon à la Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence commence à circuler. Un scénario qui ferait évidemment les affaires de Nelson Chaudon. L’arrivée de Tarascon pourrait rebattre les cartes de l’équilibre communautaire et surtout éloigner un autre scénario évoqué ces derniers mois : celui de l’arrivée de communes issues de la Communauté de communes du Pont du Gard, susceptible, lui, de modifier les rapports de force au sein de la CCBTA et de fragiliser sa présidence. Rien n’est fait, évidemment. Mais entre Arles, Tarascon, Saint-Martin-de-Crau et Beaucaire, les frontières intercommunales pourraient devenir le prochain terrain de jeu politique. Comme quoi, même dans les intercommunalités, les coups de billard se jouent parfois à plusieurs bandes. Et le Rhône n’est peut-être plus une frontière aussi infranchissable qu’autrefois.
Les ambitions d’Iznogoud Giraudier. On ne sait pas si Éric Giraudier affectionne Iznogoud, ce petit vizir qui, à Bagdad, rêve de devenir calife à la place du calife. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que le président de la CCI du Gard a de l’ambition. Beaucoup d’ambition. Cette semaine, lors de sa rentrée économique, il a proposé la création d’« une aire économique métropolitaine » rassemblant les différentes intercommunalités du Gard. Avant de tacler la Région : « Avant, la capitale régionale était à 30 minutes. On nous a promis que ça simplifierait les choses… Le constat est totalement différent. Le Gard subit depuis dix ans un désavantage compétitif. » De quoi faire bondir dans l’entourage de Carole Delga : « Ah bon ? Qui sort le chéquier pour aider les entreprises ? Éric Giraudier devrait surtout s’occuper des entreprises au lieu des prochaines législatives. Il franchit la ligne rouge. » Rouge ? Éric Giraudier semble justement regarder de plus en plus souvent du côté du bleu marine…
Giraudier aveuglé… Mardi, c’était l’effervescence devant la Maison de l’entreprise pour la traditionnelle rentrée économique de la CCI du Gard. Éric Giraudier avait choisi cette année de présenter la soirée sous la forme d’un JT destiné à mettre en valeur les entreprises et les acteurs économiques du territoire. Mais dans l’assistance, certains ont surtout remarqué les remerciements appuyés du président aux élus du Rassemblement national présents : Yoann Gillet, Sylvie Josserand, Nicolas Meizonnet ou encore Nelson Chaudon. Du côté de la CCI, on assure avoir simplement respecté le protocole en citant d’abord les parlementaires et présidents d’intercommunalité avant les autres élus. Plusieurs invités ont néanmoins remarqué le petit temps avant de saluer Laurent Mespoulet, adjoint nîmois au Développement économique, et Julie Delalongue, conseillère régionale. Olivier Fabregoul, vice-président de Nîmes Métropole, n’a pas été cité. Pas plus qu’Emmanuel Bois, adjoint au Commerce. Éric Giraudier avait une excuse toute trouvée : les projecteurs l’empêchaient, disait-il, de distinguer tout le monde dans la salle. Aveuglé par la lumière, peut-être. Mais pas au point de perdre de vue ses prochains objectifs : conserver la présidence de la CCI à l’automne 2027 et, pourquoi pas, se lancer à l’assaut des législatives.
« La fidélité, ça ne sert à rien en politique ». Les mots sont de Franck Proust. Et ils en disent long sur l’amertume de l’ancien président de Nîmes Métropole après la lecture de l’interview de Jean-Paul Fournier dans nos colonnes. Il faut dire que l’ancien maire n’y va pas avec le dos de la cuillère. Manque de leadership, responsabilité dans l’échec de la succession de la droite nîmoise : son ancien premier adjoint en prend pour son grade. Une pilule d’autant plus difficile à avaler que Franck Proust a longtemps revendiqué sa fidélité à Jean-Paul Fournier, qu’il accompagnait politiquement depuis des décennies. Lui qui parlait encore il y a quelques années d’un lien « indéfectible » avec son mentor a manifestement changé de vocabulaire. Et l’intéressé ne compte pas en rester là. Selon nos informations, Franck Proust entend prochainement prendre la parole pour livrer sa version de la campagne municipale. Tout dire, assure-t-il, sur ce qu’il a vécu durant ces mois mouvementés. Mais aussi revenir sur ses relations devenues compliquées avec Jean-Paul Fournier et Julien Plantier. Après les mémoires du père Fournier, voici donc bientôt la version du fils Proust. À droite, la bataille de Nîmes est terminée depuis six mois. Les règlements de comptes, eux, ne font peut-être que commencer.
Une Nouvelle Énergie pour Franck Proust ? Et si ce dernier finissait par aller voir ailleurs ? Échaudé par les divisions de la droite nîmoise et les règlements de comptes qui se poursuivent depuis la défaite aux municipales, l’ancien président de Nîmes Métropole s’interrogerait sérieusement sur son avenir chez Les Républicains. Selon nos informations, il pourrait se rapprocher dans les prochains mois de David Lisnard et de son mouvement Nouvelle Énergie. Le maire de Cannes prépare activement l’échéance présidentielle de 2027 et cherche à structurer ses relais partout en France. Dans le Gard, le mouvement commence justement à prendre ses marques. Pour Franck Proust, qui n’entend pas abandonner la vie politique, l’occasion serait aussi de retrouver un espace loin des querelles locales des LR. Rien n’est encore acté. Mais après avoir longtemps cherché à remettre de l’ordre dans sa famille politique, Proust pourrait finalement décider de changer de maison. Sans forcément changer de famille.
Loin des yeux… Une scène n’est pas passée inaperçue jeudi soir, lors du Mundillo du BTP. Franck Proust et Steeve Calligaro, président du Medef Gard, ont eu une discussion pour le moins animée. En cause : l’absence d’invitation officielle adressée à l’ancien président de Nîmes Métropole pour la rentrée économique de l’organisation patronale. Une attention que Franck Proust aurait visiblement appréciée, lui qui n’a pas manqué de rappeler à son interlocuteur quelques souvenirs du passé. Et notamment les engagements et soutiens apportés lorsqu’il était aux responsabilités au Rugby Club Nîmois, dont Steeve Calligaro est toujours le président. Une manière de rappeler que les relations institutionnelles ont parfois la mémoire courte. Franck Proust, lui, semble avoir conservé la sienne. Quand on quitte la scène, on découvre surtout à quelle vitesse les invitations cessent d’arriver…
Les bons comptes font-ils vraiment les bons amis ? Sur les fonds de concours, le nouveau président de Nîmes Métropole, Vincent Bouget, est attendu au tournant. Ces subventions sonnantes et trébuchantes – quelque 30 millions d’euros sur le mandat – permettent de financer des projets dans les communes. Et avec des budgets de plus en plus serrés, les maires les attendent comme le Messie. Reste à connaître la sacro-sainte règle de répartition. Lors du précédent mandat, certaines communes n’avaient d’ailleurs pas pu consommer la totalité de leur enveloppe, faute de projets entrant dans les critères retenus. La première réunion du comité de pilotage est prévue le 29 septembre. L’occasion, peut-être, de réécrire les « dix commandements » des fonds de concours. Et de vérifier si, à l’Agglo aussi, les bons comptes font vraiment les bons amis…
Gouverner, c’est prévoir. Mardi s’est tenu le bureau communautaire de Nîmes Métropole. Une sorte de mini-conseil communautaire où les élus passent en revue les quelque 99 délibérations avant le véritable conseil prévu ce mardi à 17 heures. Et l’une d’entre elles a fait tiquer. Une enveloppe de 580 000 euros, financée pour moitié par l’État, doit permettre de réaliser des études sur le déménagement de la gare de Saint-Césaire. Un projet, lui, estimé à quelque 30 millions d’euros. « On va payer pour un projet qui ne verra peut-être jamais le jour… », peste un édile. Réponse d’un autre : « Si on ne fait rien, on ne sera pas prêt en cas de négociation autour du SERM. Et si on ne fait pas cette étude, là, c’est certain qu’elle ne verra jamais le jour… » Gouverner, c’est prévoir. À Nîmes, on sait aussi que certains projets savent se faire attendre. Le contournement ouest peut en témoigner…
Bye bye l’Open Tourisme Lab ? Autre délibération à avoir animé les discussions du bureau communautaire : la subvention annuelle de 40 000 euros accordée à l’Open Tourisme Lab. L’association avait été lancée sous la présidence d’Yvan Lachaud à Nîmes Métropole pour accompagner des start-up et favoriser l’innovation dans le tourisme. À son arrivée à la tête de l’Agglo en 2020, Franck Proust n’était pas franchement emballé à l’idée de poursuivre le financement d’un dispositif créé sous son prédécesseur et adversaire politique. Son vice-président à l’Économie, Olivier Fabregoul, avait pourtant réussi à le convaincre, promettant même un « nouvel essor » à l’Open Tourisme Lab. Six ans plus tard, la recette semble avoir fait son temps. Comme pour l’aéroport ?
Bergeri au milieu des loups… Lundi se tenait une séance à huis clos au Département du Gard. Un conseil de rentrée dans une ambiance forcément particulière, à quelques jours des sénatoriales. Dans la majorité départementale, deux élus sont désormais adversaires : le sénateur sortant Denis Bouad et Carole Bergeri, conseillère départementale du canton de Pont-Saint-Esprit. « Certains proches de Denis Bouad faisaient courir le bruit que Carole Bergeri ne viendrait pas… », raconte un collaborateur, qui y voit « une volonté de l’isoler ». Normalement, c’est le loup qui entre dans la bergerie. Cette fois, c’était plutôt Bergeri au milieu des loups. Sur certaines photos publiées après la séance, notamment celles de Nathalie Nury, soutien de Denis Bouad, pas de trace de Carole Bergeri. Pourtant, l’élue était bien là. « Certains grands électeurs ont été impressionnés par son courage. Elle ne s’est pas démontée », glisse un soutien. Suffisant pour bousculer ses adversaires ? Ce sont les grands électeurs qui trancheront le 27 septembre.
Place publique, mais soutien privé ? Dominique Nuti était samedi à Bram aux côtés de Carole Delga et Raphaël Glucksmann. Le conseiller municipal de Nîmes, membre du bureau communautaire de Nîmes Métropole et surtout co-référent de Place publique dans le Gard, en profite pour mettre les choses au clair à quelques jours des sénatoriales. Alors que Carole Bergeri revendique le soutien local du mouvement de Raphaël Glucksmann, Dominique Nuti dément catégoriquement tout soutien de Place publique dans le Gard à sa candidature. Lui a choisi Denis Bouad, sénateur sortant et tête de liste de l’union de la gauche. D’où vient alors le soutien affiché par Carole Bergeri ? De Christophe Cavard, l’autre co-référent gardois de Place publique. Ce dernier avait publiquement apporté son soutien à la candidate cet été, expliquant apprécier une personnalité « forte » et « engagée ». Une position qui ne serait donc pas partagée par l’ensemble de la direction locale du mouvement. Mais derrière les sénatoriales se joue peut-être déjà le prochain match. Selon nos informations, Christophe Cavard entend bien retrouver une place dans le jeu politique gardois en 2027. Et pourquoi pas dans cette 6e circonscription du Gard qu’il connaît particulièrement bien : il en a été élu député en 2012. Petit problème : à gauche, la place est déjà convoitée. Nicolas Cadène, désormais élu à la Ville et à Nîmes Métropole, n’aurait aucune intention d'abandonner le terrain après plusieurs tentatives aux législatives. Alors, Place publique avec Bergeri ou avec Bouad ? Cavard ou Nuti ? Et demain Cavard ou Cadène pour les législatives ? À gauche aussi, avant la présidentielle, les places publiques commencent visiblement à devenir très privées.
Opération main propre sur la propreté. Depuis le changement de majorité, la propreté de Nîmes fait beaucoup parler. Et visiblement, Vincent Bouget a décidé de regarder d’un peu plus près ce qui ne fonctionne pas. Il y a quelques jours, le maire a ainsi rencontré plusieurs prestataires chargés du nettoyage de la ville, dont l’entreprise nîmoise Océan. Un échange qui aura au moins permis de lever une ambiguïté : rien n’a changé dans les prestations assurées par Océan depuis le changement de municipalité. François Seguy, adjoint à la Propreté, a d’ailleurs pu le constater lui-même lors d’une visite de terrain aux côtés de l’entreprise. Il faudra donc chercher ailleurs pour comprendre la dégradation constatée dans certains secteurs. D’autres prestataires seraient désormais dans le viseur de la municipalité et devraient prochainement être convoqués pour s’expliquer. Après le changement de maire, l’heure est donc venue de savoir qui tient vraiment le balai. Et surtout, qui ne le tient pas suffisamment.
Nîmes Olympique : du rouge au vert… Après les inquiétudes de ces dernières semaines autour des finances de l’Association Nîmes Olympique, le déficit serait finalement estimé à environ 30 000 euros. Et les nouveaux venus au conseil d’administration n’ont visiblement pas tardé à se mettre au travail. Selon nos informations, Emiliano Marcos et Philippe Gas ont déjà réussi à trouver 20 000 euros de mécénat. De quoi ramener, sur le papier, le trou à seulement 10 000 euros. À Nîmes Olympique, on est encore loin de rouler sur l’or. Mais pour une fois, les comptes semblent surtout se rapprocher du vert.
Toutes les fiertés ne défilent pas de la même façon… Début octobre, les Galeries Lafayette fêteront leur premier anniversaire à Nîmes. Pour l’occasion, plusieurs animations sont prévues et la direction souhaitait notamment organiser un défilé devant l’établissement de la rue Général-Perrier. Une demande d’interruption de la circulation pendant quelques heures avait donc été adressée à la Ville. Refus. De quoi provoquer, dans un premier temps, l’incompréhension des représentants du grand magasin. D’autant que la même artère avait déjà été fermée à la circulation en juin pour permettre le passage de la Marche des fiertés. Mais depuis, les choses ont évolué. La Ville a proposé une solution alternative aux Galeries Lafayette permettant finalement l’organisation du défilé sans fermer totalement la rue à la circulation. Une proposition en discussion avec l’enseigne. Comme quoi, entre circuler et défiler, il suffisait peut-être de trouver le bon compromis. Et cette fois, tout le monde pourra être fier de défiler…
Le boulevard McHugo’s ? On le sait, le commerce de centre-ville souffre et Nîmes n’échappe pas à la règle. Baisse d’activité, hausse des charges, difficultés de recrutement : pour certains professionnels, l’équation devient de plus en plus compliquée. Selon nos informations, plusieurs bars et restaurants du secteur Victor-Hugo chercheraient aujourd’hui à céder leur fonds de commerce. Une évolution à surveiller dans un secteur où la restauration rapide occupe déjà une place importante. Le boulevard Victor-Hugo finira-t-il, lui aussi, par devenir le boulevard fast-food Hugo ?
Un DJ star dans les arènes en 2027 ? C’est une jolie performance qu’a réussie le Lunellois Mathis Bouloc, fondateur de Sunday Music, en faisant venir Black Coffee dans les arènes de Nîmes et en réunissant 14 000 spectateurs le 8 mai dernier. Le passionné de musique électro a encore rassemblé une foule importante dimanche dernier sur le tarmac de l’aéroport Montpellier-Méditerranée. Et Sunday Music prépare déjà son retour à Nîmes. Selon nos informations, une soirée électro est programmée dans les arènes au printemps 2027 et la date du samedi 24 avril aurait reçu le feu vert de la Ville. L’artiste serait même déjà calé. Son nom, en revanche, reste jalousement gardé. « Vu l’artiste, tous les billets vont rapidement partir », assure une source bien renseignée. De quoi réjouir les commerçants du centre-ville, qui avaient particulièrement apprécié l’affluence générée par Black Coffee. Et de quoi donner l’eau à la bouche avant une année 2027 qui marquera aussi les 30 ans du Festival de Nîmes.