Publié il y a 1 jour - Mise à jour le 20.09.2026 - AS - 2 min  - vu 198 fois

LE GRAU-DU-ROI Charly Crespe et des maires du littoral alertent sur « la détresse » des pêcheurs

Le nouveau maire du Grau-du-Roi, candidat à la présidence de Terre de Camargue, Charly Crespe

Le maire du Grau-du-Roi

- Coralie Mollaret

Avec plusieurs maires de villes méditerranéennes, dont ceux de Sète, Palavas-les-Flots ou encore Marseillan, le maire du Grau-du-Roi Charly Crespe signe une tribune appelant l’État et l’Europe à revoir leur politique en matière de pêche. 

La mobilisation se poursuit autour de l’avenir de la pêche en Méditerranée. Après la colère exprimée ces derniers jours par les professionnels, plusieurs maires du littoral prennent à leur tour la parole.

Dans une tribune intitulée « La Méditerranée doit rester notre horizon », Charly Crespe, maire du Grau-du-Roi, s’associe notamment à Hervé Marquès, maire de Sète, Christian Jeanjean, maire de Palavas-les-Flots, Yves Michel, maire de Marseillan, mais aussi à des élus de la Côte d’Azur et de Corse. David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France, figure également parmi les signataires. 

Leur constat est préoccupant. « Partout sur le littoral méditerranéen, les professionnels sont en détresse », écrivent-ils, évoquant un modèle économique fragilisé par l'accumulation des contraintes nationales et européennes. Les élus rappellent que les pêcheurs ont déjà dû s'adapter ces dernières années à la réduction de la flotte et de l'effort de pêche, aux fermetures de zones ou encore au renforcement de la sélectivité des engins. 

Le partage du thon rouge dans le viseur

La question du thon rouge cristallise également les tensions. Les signataires pointent notamment la répartition pour 2026 des 234 tonnes de flexibilité interannuelle : 66 % ont été attribuées à la façade atlantique contre 33 % à la Méditerranée. Une répartition contestée par plusieurs organisations professionnelles, qui considèrent qu'elle pénalise les petits métiers méditerranéens. 

À ces difficultés vient s'ajouter le coût du carburant. Pour les chalutiers, rappellent les élus, l'énergie constitue une dépense majeure. Ils estiment donc difficile d'imposer simultanément une réduction des possibilités de pêche et une transformation des navires sans dispositifs financiers suffisamment adaptés. 

Un appel à l'État et à Bruxelles

Les élus demandent désormais de passer « d’une logique d’accumulation des contraintes à une logique de simplification et d’équilibre ». Ils appellent l'État à engager un dialogue avec les pêcheurs et les élus du littoral, mais interpellent également directement les institutions européennes. 

Ils réclament notamment la mobilisation des financements européens pour moderniser les bateaux, améliorer leur efficacité énergétique et leur sécurité, développer des engins plus sélectifs et favoriser l'installation d'une nouvelle génération de pêcheurs. 

Pour les signataires, protection de la Méditerranée et maintien de la pêche ne doivent surtout pas être opposés. Leur message tient finalement en une formule : « protéger la mer sans condamner ceux qui en vivent »

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