Publié il y a 1 h - Mise à jour le 12.09.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 53 fois

SÉNATORIALES Avec « Du terrain au Sénat », Carole Bergeri dévoile équipe et projet

Au centre, Carole Bergeri et son équipe pour les sénatorailes du 27 septembre

Au centre, Carole Bergeri et son équipe pour les sénatorailes du 27 septembre 

- Coralie Mollaret

L’élue départementale du canton de Pont-Saint-Esprit a présenté, ce matin, sa liste ainsi que ses propositions à l’occasion des élections du 27 septembre.

Nouvelle étape, décisive, dans la campagne de Carole Bergeri. Ce matin, à Marguerittes, l’élue du canton de Pont-Saint-Esprit a présenté sa liste, en présence d’élus départementaux comme Christophe Serre, son binôme et par ailleurs président de l’Agglo de Bagnols, ainsi que des élus du Vigan, Martin Delord et Hélène Meunier. Candidate divers gauche, sa liste « Du terrain au Sénat » comprend des élus originaires du nord et de l’est du département ainsi que des membres de la société civile, « experts dans leurs domaines ». 

« Une femme de gauche, jeune et dynamique »

À la deuxième place trône Benoît Trichot, maire de Montclus et vice-président de l’Agglo du Gard rhodanien : « Carole a été maire pendant deux mandats à Saint-Marcel-de-Careiret et est élue de mon canton. J’ai choisi de la soutenir parce que je connais ses valeurs et sa volonté de faire bouger les choses. » La troisième place est occupée par Manon Osthues, 28 ans, qui travaille dans le secteur bancaire à Villeneuve. Les 4e et 5e places reviennent à l’ancien maire de Lanuéjols, Alexandre Vigne, et à l’agricultrice retraitée Magali Jacques-Cordes.

« Carole Bergeri a prouvé son sens de l’action et des responsabilités. Nous partageons les mêmes valeurs de gauche. Un renouvellement générationnel me paraît indispensable », souligne Magali Jacques-Cordes. Constat partagé par Alexandre Vigne : « Même si je suis dans la mouvance socialiste de Carole Delga, je ne suis pas encarté et je veux garder ma liberté. Il est important qu’une femme de gauche, jeune et dynamique, soit élue au Sénat avec l’intention d’y travailler et pas de faire carrière. »

« Nous, on trace notre route »

Dernière à présenter sa liste, Carole Bergeri s’est laissée « le temps de faire les choses. J’ai d’abord commencé par rencontrer les élus, soit la moitié des grands électeurs. » Et de confirmer des pressions de la part du camp du sénateur sortant, Denis Bouad. Son ancien colistier de 2020 qui, cette fois, a réservé la deuxième place de la liste à une communiste, suite à la victoire de la gauche aux municipales nîmoises. « Effectivement, des coups de fil ont été passés. Ma candidature dérange… Nous avons une liste qui est déposée. Nous, on trace notre route », répond l’élue.

Chaque candidat s'est présenté et a décliné ses projets
Chaque candidat s'est présenté et a décliné ses projets  • Coralie Mollaret

Lors de leurs présentations, les candidats se sont arrêtés sur les priorités « dégagées lorsque nous avons rencontré les élus ». Des propositions où l’écologie tient une bonne place, notamment en raison des problématiques des territoires comme le dérèglement climatique, le manque d’eau ou le risque de feux de forêt. Pour aider les collectivités à relever ces défis : « Il faut de la simplification… Dans certaines communes, un maire n’a aucune marge de manœuvre en raison des différentes lois qui l’incombent, comme celles sur l’eau, les chutes de pierre, la lutte contre les inondations… », relève Carole Bergeri.

Sur l’agriculture, Benoît Trichot abonde : « Il faut aussi simplifier… Il va falloir ouvrir les vannes sans opposer les usages qu’ils soient agricole ou touristiques. Je fais confiance à Carole Bergeri qui a du bon sens. » La tête de liste, enseignante en lycée professionnel à Alès, s’est aussi arrêtée sur la formation : « Aujourd’hui, des jeunes ne trouvent pas d’emploi parce que la formation qu’on leur propose n’est pas adaptée au travail proposé sur le territoire. » Et de citer en exemple : « Dans le Gard rhodanien, il manque des chaudronniers… Il faut faire coïncider l’offre de formation et la demande. »

À qui profitera l’abandon d’Alexandre Pissas ?

Organisées le 27 septembre, cinq listes sont en compétition pour les sénatoriales. À gauche, avec la liste de La France insoumise et celle de Denis Bouad, trois listes s'affronteront. Pour la première fois, dans le Gard, le RN a une chance d’obtenir un sénateur. « Le RN, ce n’est pas nouveau… Si les vieilles recettes fonctionnaient, il n’aurait pas fait de tels scores. Il ne faut pas reproduire les mêmes schémas du passé », balaie Carole Bergeri en réponse aux critiques de la liste de Denis Bouad, accusant sa candidature de favoriser l'extrême-droite.

Ce vendredi, Alexandre Pissas a annoncé qu’il ne se présenterait pas au scrutin. Ce socialiste s’est vu, comme en 2020, retirer son investiture militante par la direction nationale au profit de Denis Bouad. Reste à savoir si cet abandon profitera à Carole Bergeri ? « Je ne l’ai pas eu au téléphone. Il a fait ce qu’il pensait qu’il devait faire. On s’entend bien, je suis sa première vice-présidente au conseil d’administration des pompiers. Mais nous, on suit notre ligne, en espérant que, le 27 septembre, une majorité d’élus mette le bulletin Bergeri dans les urnes », conclut l’intéressée.

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