À l’approche des élections sénatoriales, la gauche arlésienne est en colère. Motif de sa grogne : la composition de la liste Union de la gauche et des écologistes aux sénatoriales, déposée hier en préfecture. « Je regrette profondément que le maire de Marseille, Benoît Payan, ait décidé seul de la composition de la liste… Sans permettre que la quatrième place puisse revenir à une femme du Pays d’Arles », lance Nicolas Koukas, ex-tête de liste aux municipales arlésiennes. Le communiste va plus loin : « C’est une erreur politique ! Notre territoire mérite d’être représenté, entendu et défendu à la hauteur de son importance dans les Bouches-du-Rhône, soit près de 200 000 habitants dont la culture et l’identité sont spécifiques ! »
L’ancien conseiller départemental ajoute, amer : « Une réalité doit nous interpeller. La seule sénatrice susceptible demain de représenter le Pays d’Arles sera une élue du Rassemblement national. Ce n’est pas la conception que je me fais de la représentation de notre territoire. » Habile, il poursuit : « J’ai toujours considéré Benoît Payan comme un homme d’ouverture, notamment lorsque nous siégions ensemble au Conseil départemental de 2015 à 2021. » Et de citer, Jean-Claude Gaudin, ex-maire UMP de Marseille : « Il avait cette capacité rare à comprendre les Bouches-du-Rhône dans toute leur diversité. » De quoi faire plaisir à Benoît Payan...
En politique, les rancœurs d’aujourd’hui font souvent les querelles de demain… D’ailleurs, Nicolas Koukas propose « de relancer le débat sur la fusion des trois intercommunalités du Pays d’Arles. Nous devons nous donner les moyens de construire un territoire plus fort. » La politique étant un éternel rapport de force.