Publié il y a 53 min - Mise à jour le 15.09.2026 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 86 fois

DÉPARTEMENT La CGT accuse Christophe Serre de « diffamation » et saisit la justice

Christophe Serre - Yannick Pons

En juin, lors d’une réunion du CST (Comité social territorial), une banderole polémique a été déployée lors d’une manifestation de la CGT. Réfutant toute responsabilité dans la confection de celle-ci, la CGT accuse Christophe Serre de « diffamation ».

« Au début, je me suis demandé si ce n’était pas un poisson d’avril… », réagit Christophe Serre, conseiller départemental du canton de Pont-Saint-Esprit mais aussi, premier vice-président du Conseil départemental et président du CST (comité social territorial). Une instance où se retrouvent régulièrement élus, services administratifs et représentants du personnel. Seulement, en juin, le CST tourne court. Christophe Serre quitte la séance après le déploiement d’une banderole « aux propos inadmissibles ». Sur la bannière, était inscrit : « Politicards et hiérarchie. Allez tous vous faire enculer voir. Vacations imposées. Non merci Bwana. Y’a pas consentement. »

Banderole déployée à l'occasion du CST de juin
Banderole déployée à l'occasion du CST de juin  • Droits réservés

Des propos « grossiers, insultants et, à connotation sexuelle, visant les élus et les personnels d’encadrement. Certains termes utilisés peuvent être perçus comme relevant d’un registre homophobe et discriminatoire », dénonçait alors Christophe Serre. Contactée à l’époque par notre rédaction, la CGT réfutait être à l’origine de cette banderole : « Ce sont des agents non syndiqués qui ont écrit cette banderole. Ce n’est pas une banderole de la CGT (…) Elle a ensuite été déployée à l’intérieur, juste après son arrivée (…) Nous avons demandé à ce qu’elle soit repliée », s’expliquait Francis Foussard, secrétaire général de la CGT du Département. Pas de quoi convaincre Christophe Serre : « Un syndicat qui organise une manifestation doit tenir ses troupes. » 

Citation directe 

À quelques semaines des élections professionnelles, l’affaire n’en est pas restée là. Le syndicat, qui détient aujourd’hui 8 sièges au CST - contre 7 pour la CFDT - entend « laver son honneur ». « Dans le journal Midi Libre, Christophe Serre a clairement dit que nous étions responsables. On refuse l’amalgame et on demande un euro symbolique de réparation », déclarent les cégétistes qui ont ainsi saisi la justice. Une « citation directe » convoquant les parties, sous réserve d’un dépôt financier, sans passer par la case enquête.

Christophe Serre n'en démord pas : « En 31 ans de mandat, c’est la première fois qu’un huissier m’apporte une citation… Lors de cette manifestation, on a bien vu deux personnes, en gilet jaune, avec des logos de la CGT tenir la banderole ! C'est ce que j'ai dit et que je continue de dire. » 

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