L’alerte est désormais levée à Pont-Saint-Esprit. Mais il aura fallu revoir la copie. Le 3 juin dernier, le préfet du Gard avait saisi la Chambre régionale des comptes Occitanie concernant le budget primitif 2026 de la commune. Et les magistrats financiers avaient confirmé le problème : pour eux, le budget ne présentait pas un équilibre réel.
Au cœur du sujet, une somme loin d’être anodine : 400 000 euros. La Ville est en effet engagée dans un contentieux avec l’Établissement public foncier Occitanie (EPFO). Une affaire qui remonte à novembre 2024 et à la décision de la commune de résilier un contrat de vente conclu en 2018. Il concernait un terrain sur lequel devait être construit un collège par le Département.
Sauf que le risque financier lié à ce litige n’avait pas été provisionné dans le budget 2026. Dans un premier avis rendu le 21 juin, la Chambre régionale des comptes avait donc estimé ce risque à 400 000 euros et demandé à la commune d’inscrire cette somme dans ses comptes. Pour trouver l’argent, elle préconisait tout simplement de réduire de 400 000 euros le programme d’investissement de la Ville. La municipalité a finalement suivi la recommandation. Le 20 août, le conseil municipal a rectifié son budget.
Une correction jugée suffisante par la Chambre régionale des comptes, qui considère désormais que l’équilibre réel du budget 2026 est rétabli. Conséquence immédiate : le préfet du Gard n’aura pas à intervenir pour régler lui-même le budget de Pont-Saint-Esprit et la procédure engagée au printemps s’arrête là. Sur le plan budgétaire, l’épisode est donc clos. Reste maintenant le fond du dossier : ce contentieux avec l’EPFO et ces 400 000 euros que la commune doit, par prudence, garder de côté.