"On a été la bonne surprise, alors continuons l'aventure." C'est avec le sourire que le collectif Alès Commun, monté à l'occasion des élections municipales alésiennes, fait sa rentrée politique et médiatique. Loin du "projet biodégradable" qu'envisageaient nombre de détracteurs, le rassemblement des socialistes, écologistes et Place publique a profité de l'été pour se "structurer" et continuer à "prendre le pouls de la population". Car "la démocratie, ce n'est pas seulement les élections, les élus ne sont pas les seuls à avoir des choses à dire", rappelle l'ancien candidat Basile Imbert. L'écologiste Cécile Peguin rappelle aussi : "On continue d'avoir des propositions pour notre ville malgré l'absence d'élus."
Pour dégager "collégialement" des solutions et "construire des pistes en phase avec les priorités des Alésiens", la "gauche écologique, humaniste et rassembleuse" alésienne a monté des groupes de travail : cadre de vie, développement local, transition écologique, services publics... "Nous voulons convaincre au-delà de notre base électorale. Seul le travail de fond, de terrain peut permettre cela", prône Basile Imbert, qui avait accumulé 1 420 voix, soit 10,79 % en mars dernier.
Végétalisation, sécurité, marché forain...
Premières conclusions logiques tirées des rencontres sur le terrain, lors de la foire de la Saint-Barthélemy et du forum des associations notamment : "Les Alésiens ont eu chaud et peur", entre les menaces exercées sur le maire, à qui Alès Commun réitère son "soutien inconditionnel", et la canicule : "Le besoin de végétalisation revient souvent, il y a une urgence, surtout place des Martyrs", selon Cécile Peguin. Autre mesure souhaitée, le retour du marché forain du lundi, "qui faisait vivre le centre-ville" et dont les Alésiens sont "nostalgiques".
Près de six mois après, le collectif n'a visiblement pas pleinement digéré le divorce avec Alès c'est Vous, l'ancienne liste insoumise et communiste, avec qui l'union n'a jamais pu se faire, avant comme après le premier tour, après lequel les deux listes s'étaient retirées : "On ne va pas refaire le film, mais les élections municipales ont laissé des traces", assume Basile Imbert.