Nîmes Olympique
À Toulouse pour gagner. « On y va pour gagner, on commence à entrer dans les tours intéressants. Il n'y aura pas de rotation d'effectif. L’équipe qui commencera sera une équipe type ! », Helder Esteves n’est pas un entraîneur à négliger la coupe de France et quel que soit l’adversaire, son équipe doit jouer le coup à fond. Il en sera de même ce samedi face à la Jeune Entente Toulousaine (R2) à 18h30. C’est à 13h45 que le groupe partira de Nîmes pour rejoindre la Ville rose, mais sans Depres, Caoki ni Doucouré qui sont blessés. Suspendu après avoir reçu trois cartons jaunes dans une période de trois mois, Benhamza ne sera pas non plus du voyage. Après les fortes pluies qui sont tombées sur le Gard en début de semaine, les Nîmois ont dû adapter leurs entraînements. Exempts mardi, puis à Saint-Césaire mercredi, que le Synthétique de la Bastide jeudi et enfin à Poulx ce vendredi. À cette occasion, les joueurs du NO ont posé pour une photo souvenir avec les membres du club local.
Sans supporters à Toulouse. Demain à 18h30, dans la capitale de la Haute-Garonne face à la Jeune Entente toulousaine (R2), pour le 6ᵉ tour de Coupe de France, Nîmes Olympique va devoir faire sans ses supporters pour poursuivre son aventure dans la plus vieille compétition hexagonale. En effet, la préfecture de Haute-Garonne a émis des arrêtés interdisant le déplacement des supporters nîmois car leur "présence est susceptible d'occasionner des troubles graves pour l'ordre public". Dans l'arrêté en question, la décision est justifiée par le fait que les "déplacements du Nîmes Olympique sont très fréquemment sources de troubles à l'ordre public du fait du comportement violent de certains supporters" et qu'il existe "toutefois un fort antagonisme entre les supporters du Nîmes Olympique et les membres du groupe Indians Tolosa, groupe de supporters à risque du Toulouse Football Club." La préfecture rappelant les affrontements survenus le 19 novembre 2022 entre des supporters nîmois et toulousains à Montauban lors d'un match des Crocos en Coupe de France. Une décision qui règle aussi un problème majeur pour les autorités : savoir où placer les supporters nîmois autour de ce terrain sans tribune.
USAM Nîmes Gard
L'USAM face à ses difficultés financières. Tout va bien sur le terrain pour l'USAM Nîmes Gard. Avec cinq victoires en sept rencontres, le nouveau coach Guillaume Saurina a réussi ses débuts. Mais en coulisses, la situation est plus délicate. Malgré un réseau de plus de 200 partenaires privés, particulièrement fidèles et engagés, le club nîmois connaît actuellement des tensions financières. Un paradoxe pour David Tebib qui, depuis quinze ans à la tête de l'USAM, a réussi à fédérer autour de lui une véritable communauté d'entrepreneurs. Invité cette semaine en direct dans Le Club Soir sur Objectif Sud, le président nîmois a d'ailleurs insisté sur la nécessité de rénover le Parnasse. Car aujourd'hui, l'équipement ne suit plus. Vieillissant, limité dans ses capacités d'accueil et de réception, il freine le développement économique du club. Difficile dans ces conditions de séduire de nouveaux partenaires, mais aussi de répondre aux attentes de ceux qui accompagnent déjà l'USAM depuis de nombreuses années. Et puis, il y a l'autre réalité de l'USAM. Celle d'un club qui multiplie les actions auprès de la jeunesse, des quartiers prioritaires et des personnes en situation de handicap. Un engagement sociétal indispensable, mais qui a aussi un coût. Contacté, David Tebib ne nie pas les difficultés financières actuelles et assure travailler à des solutions durables. Reste désormais à trouver le bon équilibre. Comment continuer à jouer les premiers rôles sur le terrain, développer les recettes privées et maintenir ces missions sociales sans fragiliser davantage les finances ? C'est toute l'équation qui attend le président nîmois. Et une question qui dépasse le seul cadre de l'USAM : jusqu'où un club professionnel peut-il porter les ambitions sportives, économiques et sociales d'un territoire sans disposer des équipements à la hauteur ?
Société d’escrime de Nîmes
Objectif JO de Brisbane pour Giorgi. Sa non-sélection pour les Jeux paralympiques de Paris en 2024 a été dure à digérer. Pendant deux ans, le pensionnaire de la Société d’escrime de Nîmes avait rangé sa tenue au placard. Mais des changements à la Fédération française d'escrime, notamment dans la mode de sélection, lui ont donné envie de reprendre du service. Pour son retour à la compétition, Enzo Giorgi avait choisi le championnat de France à Courbevoie à la mi-septembre. De retour dans la cité des Antonins, l’escrimeur a retrouvé le goût de son sport. « J’y suis allé pour voir où j’en étais et pour me faire plaisir, sans pression, et cela faisait longtemps que ce n’est plus arrivé. » En deux ans, Enzo Giorgi (26 ans) a perdu un peu de rythme physique et il intensifie désormais les entraînements. En compétiteur qu’il est, le Gardois garde en tête les futurs Jeux paralympiques mais il reste lucide : « Je vois que j’ai une petite carte à jouer, mais il ne faut pas confondre ses rêves et ses objectifs. Avec mon niveau d’entraînement, je pense que l’objectif Los Angeles n’est pas réalisable, mais je n'exclus rien. En revanche Brisbane 2032, c’est une destination sympa d’autant que les sélections ne se feront plus à la tête du client.» Pour retrouver son niveau de 2024, le Nîmois veut franchir les étapes les unes après les autres et cela passera par des compétitions nationales (le circuit national de Sarrebourg le 15 novembre) et internationales (entre autres Varsovie et Budapest au printemps 2027). « J’ai besoin d’y aller avec des garanties et ce sont les entraînements qui me les donneront », conclut Enzo Giorgi qui a ressorti sa tenue du placard.