Originaire du Tarn, le lieutenant Saint-Marc Ouadfel est officier de recrutement direct, issu des concours Bac+5 des officiers de gendarmerie. Un profil universitaire assumé : "J’ai fait des grandes écoles, notamment à Sciences Po Toulouse, ou Paris Panthéon-Assas, en droit." Un parcours qui l’a même mené, durant ses études, au sommet de l’État : "J’étais en cabinet ministériel, au cabinet du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur."
Mais c’est bien le terrain qui l’a attiré vers la gendarmerie : "J’ai choisi de venir aux officiers de gendarmerie pour vraiment avoir ce travail concret qu’on peut avoir sur le terrain. Se réveiller tous les jours avec des missions et rentrer chez soi avec le sentiment du devoir accompli, c'est vraiment le plus important." À l’issue de ses deux années de scolarité à l’Académie militaire de la gendarmerie nationale, il opte pour la sécurité publique générale, avant de choisir la brigade territoriale autonome de Lunel comme première affectation, en tant qu’adjoint.
La Camargue et le challenge lunellois
"C’était vraiment une volonté de retrouver un territoire dans le sud, découvrir un territoire nouveau qui est la Camargue, sa propre identité forte, notamment le territoire des taureaux", confie-t-il. "En tant que Tarnais, c’était quelque chose que je voulais connaître."
Mais au-delà du dépaysement, c’est bien la réputation de la brigade qui a pesé dans la balance : "L’idée était d’être à Lunel pour le challenge, qui est l’une des plus grandes brigades de France. Dès lors que la brigade est tombée dans ma promotion d’officier élève, on ne peut pas la refuser." Un enthousiasme qui fait écho à celui de son capitaine.
Au quotidien, tout se joue dès les premières heures : "Les missions qu’on a le matin, c’est vraiment une répartition qu’on va avoir avec ce qui s’est passé la nuit. C’est un travail qui est fait en concertation avec le commandement, avec le chef de groupe de l’enquête judiciaire, pour vraiment se répartir les tâches".
Ensuite, place à un éventail de missions aussi large qu’imprévisible : police judiciaire, police administrative, relations avec les élus, secours à la personne, voire ordre public. "Vous pouvez être sur une mission de police judiciaire un matin et vous retrouver l’après-midi sur une manifestation. Ce qui est intéressant sur Lunel, c’est que tout change tout le temps". Cette grande variété de tâches, dans un territoire dense et attractif, représente un défi de taille et très motivant pour le jeune homme.