C’est le premier temps fort concret de la campagne de lutte contre les incivilités présentée à la presse le 16 octobre par la maire, Paulette Gougeon. Après le lancement cet été de la marque territoriale "Lunel J’adooore !" et la tenue des réunions de quartier, la municipalité veut désormais faire des Lunellois les acteurs de la propreté de leur ville.
Le secteur de la rue des Arts et de la rue Alphonse Ménard a été retenu en fonction des indicateurs d’objectifs de propreté de la commune. Pendant plus d'une heure, les élus, accompagnés des agents des services techniques et des partenaires Lunel Agglo et SMN, sont allés à la rencontre des riverains et des commerçants. Le rendez-vous était fixé à 10h, au niveau de l’impasse des Arts.
Au programme : nettoyage, ramassage des déchets et désherbage. La matinée a aussi permis de présenter les moyens mobilisés, d’expliquer l’organisation de la propreté urbaine et de rappeler les solutions existantes pour éviter les dépôts sauvages et les déchets abandonnés. Les équipes ont directement échangé avec les habitants sur les difficultés rencontrées dans leur quartier.
Derrière cette matinée, la municipalité prône une ligne autour de la tolérance zéro. Dépôts sauvages, mégots jetés au sol, déjections canines… Pour Paulette Gougeon, il s’agit d’appliquer le principe du pollueur-payeur, afin que les habitants respectueux ne paient pas pour les autres. Les amendes, fixées par le législateur, augmentent : 1 500 euros pour un dépôt sauvage, 750 euros pour un mégot ou une déjection canine laissée sur la voie publique.
La répression s’accompagne de moyens concrets. 1 500 cendriers de poche sont en cours de distribution et 26 potelets-cendriers ont été installés dans des lieux stratégiques. La Ville met aussi à disposition des sacs pour les déjections canines et de nouvelles poubelles toutounettes.
Participation de la Maison Rousseau
Le centre socioculturel de la ville de Lunel a également participé à cette première manifestation qui devrait en entraîner d'autres dans quelques semaines. Son directeur, Manuel Cabanillas, se félicite de la belle relation entre sa structure et la municipalité. "Tout ce qui permet de créer du lien social est positif pour la Maison Rousseau", explique-t-il. L'occasion également de présenter la nouvelle Guitoune, qui se déplace de quartiers en quartiers.