Que cache encore le Rhône ? Depuis plusieurs années, les eaux du fleuve livrent progressivement les secrets de l’Arles antique. En septembre, le service archéologique du musée départemental Arles antique poursuit ses recherches avec une nouvelle campagne de fouilles subaquatiques.
Durant cinq semaines, les équipes scientifiques explorent et étudient les épaves du port romain. Elles procèdent également au relevé de nouveaux gisements archéologiques encore enfouis sous les eaux.
Les précédentes campagnes ont déjà permis des découvertes majeures. La plus célèbre reste celle du chaland Arles-Rhône 3, une embarcation romaine découverte dans le fleuve, fouillée puis renflouée avant d'être restaurée. Elle est exposée depuis 2013 au musée départemental Arles antique.
Cette opération avait notamment valu au musée une reconnaissance de l’UNESCO pour ses pratiques en matière de protection du patrimoine culturel subaquatique ainsi qu’une distinction de l’Académie de Marine.
Les recherches se poursuivent désormais pour mieux comprendre le commerce fluvial, les échanges et la vie quotidienne dans l’Arles romaine. En 2025, les archéologues avaient particulièrement inspecté une 25ᵉ épave d’embarcation recensée dans le Rhône. D’autres découvertes avaient permis d’en apprendre davantage sur les mouvements des bateaux dans l’ancien port.
« Sous les eaux du Rhône se cache encore une part de l’histoire d’Arles. Chaque campagne est une promesse de découvertes et d'un regard renouvelé sur notre passé », souligne Jean-Marc Perrin, conseiller départemental délégué à l’archéologie.
Deux rendez-vous avec les archéologues
Le public pourra également suivre cette nouvelle campagne au plus près. Deux rencontres « ArchéoTchatche » sont programmées les jeudis 17 et 24 septembre 2026 à 18 heures.
Elles se dérouleront à bord d’une péniche amarrée quai Saint-Pierre, à proximité des sites de fouilles. Archéologues, plongeurs et spécialistes présenteront leurs méthodes de travail et les dernières découvertes réalisées dans le Rhône.
Une manière de découvrir presque en direct ce que le fleuve conserve encore, près de 2 000 ans après l’époque où Arles constituait l’un des grands ports du monde romain.