Le ton monte encore d'un cran autour du site Fibre Excellence Provence à Tarascon. Face à l'absence de mise en œuvre des mesures demandées aux mandataires judiciaires chargés de la liquidation de l'entreprise, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, vient de saisir en référé le tribunal administratif.
Le représentant de l'État demande au juge de prononcer une astreinte de 50 000 euros par jour de retard, et ce, tant que les mesures d'urgence prescrites pour sécuriser le site n'auront pas été exécutées.
Le 4 septembre dernier, le préfet avait déjà pris un arrêté de réquisition visant les deux structures chargées de la liquidation de Fibre Excellence Provence : SELAS EGIDE, représentée par Maître Alix Brenac, et SELARL BDR&associés, représentée par Maître Marc-Antoine Rey.
Il leur était notamment demandé de procéder au redémarrage de la pomperie dans le Rhône. Un équipement indispensable puisqu'il alimente les poteaux incendie, les sprinklers et les couronnes d'arrosage du site. Le redémarrage de la station d'épuration était également exigé.
Le procureur également saisi
Selon la préfecture, les liquidateurs n'ont à ce jour ni répondu ni déployé les mesures palliatives nécessaires. Face à cette situation, le préfet a par ailleurs effectué un signalement auprès du procureur de la République. Un nouvel arrêté a ensuite été pris le 9 septembre afin de prescrire des mesures d'urgence destinées à rétablir un niveau de sécurité incendie suffisant sur le site.
Le redémarrage de la station d'épuration est ainsi réclamé dans le but d'éviter que d'éventuels effluents ne viennent polluer le Rhône.