10 heures. Pour débuter les animations, direction le boulodrome Lamartine, où la foule s'est massée dès le matin pour un taureau-paille. Le principe est simple, l'adrénaline moins : s'aventurer dans l'enclos et se cacher derrière un ballot de paille pour échapper au taureau. Portée par la peña qui chauffe déjà l'ambiance, la foule encourage les quelques téméraires qui osent défier les bêtes de la manade de l'Étrier.
Le public se déplace ensuite jusqu'à la place de la Croisière, où la peña La Provençale ouvre le bal en musique avant la capea du Comité de la Feria. Cet exercice d'initiation à la tauromachie attire son lot de curieux autour des arènes portatives. Quand les vachettes sont lâchées (celles de la manade Vallat ce samedi), le spectacle ne déçoit jamais.
Il est 12h. Toutes ces émotions, ça creuse. Direction la brasserie des Ateliers, sur le boulevard Victor-Hugo, pour souffler un instant, dans une ambiance gitane où la carte varie autant que l'appétit des visiteurs. Un comptoir extérieur permet même de se rafraîchir sans quitter l'effervescence de la rue. Et en reprenant la route en direction du centre-ville, un stop à la bodega El Deportivo s'impose. Ici, exceptionnellement ce samedi midi, c'est le club de rugby ACDC qui a troqué le ballon ovale contre le tablier, le temps de servir boissons et en-cas.
Après cette pause bien méritée, il est l’heure de retourner au boulodrome Lamartine pour un taureau-piscine. Les plus téméraires qui se rendent dans l’enclos, doivent attirer la vachette dans la piscine. S’ils y parviennent, ils remportent une prime. Lorsque les vachettes sont lâchées et que les courageux rentrent en piste, le public est au rendez-vous pour les acclamer.
14h30. Chemin en sens inverse. Les vaches emboulées attendent le public aux arènes portatives. Le but est de permettre aux amateurs de s’entraîner aux rasets avec des vaches ayant des boules fixées aux pointes des cornes pour protéger les participants. L’animateur donne le ton et chauffe la foule qui retient son souffle en regardant les amateurs s’exercer. On ne perd pas une miette des passes tentées par les raseteurs du moment.
Puis, rendez-vous aux arènes d’Arles pour la dernière corrida. Alors que la foule de spectateurs se dirige vers l’amphithéâtre, le traditionnel concert des peñas marque leur entrée. À la sortie, personne ne semble pressé de rentrer : les bodegas rallument déjà leurs lumières pour prolonger la fête.
Le programme du dimanche 13 septembre
En ville : 10h : Taureau-paille, boulodrome de Lamartine. 10h : Aubade des peñas, parvis des arènes. 11h : Vaches emboulées pour les amateurs, arènes portatives, place de la Croisière. 12h : Animation des peñas, boulevard des Lices. 13h : Spectacle flamenco Solo compas, fontaine Amédée Pichot. 13h : Abrivado, boulevard des Lices. 14h30 : Capea de l’école taurine d’Arles, arènes portatives, place de la Croisière. 16h : Concert des peñas, parvis des arènes. 19h : Animation des peñas, parvis des arènes. 20h : Bandido finale, boulevard des Lices.
Aux arènes : 11h : Novillada sans picador avec Jaime de Pedro, Lisares, David Cob, Martin Velasquez, Esteban Navarro et le vainqueur du bolsin Francis Espejo (novillos de Jalabert Frères). 17h : Corrida avec Juan Leal, José Garrido et Diego San Román (toros de Pagès-Mailhan).