Nom, prénom, Paul Planque porte exactement le même patronyme que son grand-père, héros de la Résistance tué lors de la libération de Decazeville. Il est aussi le neveu d’Ange Alvarez « recordman des médailles » de Résistance. « Mais il y a aussi eu Arlette, Natividad, Camelia… », égraine Paul Planque junior. Dans la famille Alvarez-Planque, tous, mère, filles, garçons, qu’ils aient 12 ou 50 ans, se sont engagés dans la Résistance.
Guerre d’Espagne
L’histoire commence avec Amador, mineur communiste espagnol, qui quitte les Asturies dans les années 30 pour le bassin minier grand-combien. Quand éclate la guerre d’Espagne en 1936, il retourne défendre la République. Il laisse son épouse Natividad et ses six enfants. Avant de partir, il marie sa fille aînée Camelia à Paul Planque. Le couple met à disposition des candidats qui veulent s’engager dans les brigades internationales, son appartement alésien. Amador père meurt sur le front mais le souffle de Résistance ne s’éteint pas dans la famille.
Résistants dès 12 ans
Paul Planque organise une réunion dès novembre 1940 pour regrouper ceux qui dénoncent Vichy comme régime capitaliste et d’oppression politique. Son épouse et sa fratrie suivent. Amador junior, mineur, récupère des explosifs. Ange, 15 ans, distribue des tracts, arrache des affiches. Arlette, 12 ans, porte des messages. Leur mère Natividad résiste elle aussi dès 1940. Elle cache les clandestins, accueille des réunions, stocke les tracts.
Paul Planque est dénoncé puis condamné à 20 ans de travaux forcés. Après avoir …