Le petit œil turquoise est partout. Attaché en collier autour de son cou, serré autour de son poignet et même tatoué sur son avant-bras droit. « Je suis bien protégée ». Un sourire vogue sur le visage de Lise Michel. Cette jeune femme brune est rentrée le 20 mai de l’île de Syros. Même si elle en a ramené une mine bronzée, même si elle y a fêté ses 20 ans, la demoiselle n’était pas en vacances. Étudiante en licence sur le site nîmois de la faculté d’éducation, elle a effectué un stage de deux mois dans une école francophone grecque.
Lise intervenait lors des cours de français en primaire et maternelle. Margarita, sa tutrice, la met au défi de faire rentrer des notions de grammaire complexe. Pour faire comprendre la différence entre « faire de la musique, du piano » et « jouer au football, à la marelle », elle invente une sorte de jeu de l’oie. Elle raconte la France aux élèves et, surprise, quand elle évoque Marseille, certains entonnent aussitôt « aux armes ! », le ch …