Les concours, vitrines de l’excellence, valorisent toutes les professions, y compris le savoir-faire des artisans. Participer à un concours professionnel de la boulangerie, c'est l’occasion de relever de nouveaux défis, de renforcer ses compétences et de générer plus de reconnaissance dans son métier.
La Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF) organise à Livron-sur-Drôme (Drôme), du 18 au 20 novembre, la finale nationale du Concours des meilleurs jeunes boulangers. Un jeune artisan de Vauvert figure parmi les 18 candidats en lice.
Créé en 1981, ce concours révèle les jeunes talents qui façonneront l’avenir de la profession. Cette compétition se déroule chaque année lors de la Semaine de l’excellence, un événement qui réunit ce concours ainsi que le Trophée du conseil et de la vente en boulangerie-pâtisserie.
Lucas Pontalier sera-t-il consacré meilleur jeune boulanger 2026 ? Peut-être, en tout cas, il aura sa place en finale. C’est au terme des sélections départementales et régionales que le jeune homme, qui exerce à Vauvert, a décroché son billet pour l’ultime rendez-vous national du 45e concours des meilleurs jeunes boulangers.
Âgé de 18 ans, Lucas Pontalier défendra ainsi les couleurs du Gard et de la région Occitanie au côté de 17 autres finalistes venus de toute la France. Tous s’affronteront dans des épreuves théoriques et pratiques. Sous l’œil d’un jury composé de professionnels, ils tenteront de décrocher le titre tant convoité.
Épreuves théoriques et pratiques rythmeront ces trois jours de compétition. Au-delà de la maîtrise technique, les candidats devront démontrer leur savoir-faire et leur capacité à répondre aux exigences de leur métier. Pour Dominique Anract, président de la CNBPF, cet événement constitue un rendez-vous important pour la profession. « La Semaine de l’excellence est un événement incontournable », souligne-t-il, rappelant qu’elle permet de valoriser la boulangerie artisanale dans toutes ses dimensions.
Le président de la Confédération insiste également sur les qualités attendues des futurs professionnels : technicité, créativité, capacité d’innovation, sens de l’accueil et qualité du conseil. Autant de compétences qui, selon lui, participent à l’excellence du métier et à la transmission des savoir-faire. À travers cette finale, la CNBPF entend ainsi mettre en lumière une nouvelle génération de professionnels et rappeler le rôle essentiel de la formation et de la transmission dans la pérennité de la boulangerie-pâtisserie artisanale.
Les épreuves ? Une écrite pour laquelle les candidats doivent répondre à une quarantaine de questions orientées sur la technologie boulangère, puis l’épreuve pratique durant laquelle les candidats procèderont à la fabrication de pains de tradition française, d’autres pains (deux sortes) dont obligatoirement le pain de campagne, des viennoiseries et produits de viennoiseries complémentaires mais aussi un petit nombre de produits individuels sous forme de tartines (poids en pâte limité) à partir de l’une des pâtes mises en œuvre (Tradition, autres pains, Régional/aromatique). Enfin, le pain décoré est, lui aussi, attendu par le jury.