La mise à disposition des locaux a pris fin le 30 août, sans tacite reconduction de la convention. Pour permettre aux occupants d’organiser leur départ « dans les meilleures conditions », la mairie leur a accordé un délai supplémentaire jusqu’au 30 novembre. Lors d’une rencontre avec la CGT le 3 septembre, la municipalité a expliqué vouloir réaffecter le bâtiment à différents services. Pour les occupants, le projet reste « largement à construire » : services concernés, études, travaux, financement et calendrier ne sont pas arrêtés. « La décision de vider les locaux a donc précédé le projet censé aujourd’hui la justifier. « On aimerait juste savoir s’il y a un projet et, si oui, lequel », résument-ils.
Une idée de relogement de la police municipale circule en ville, ainsi que le regroupement d'autres services communaux, dont certains payent des loyers en ville.
Un lieu de permanence et d'écoute pour les salariés
Le centre accueille chaque jour des salariés, des retraités et des jeunes. Jean-Pierre Daros, président d’honneur de la CFDT Gard-Lozère, installée dans les murs depuis 1981, avertit : « Si on enlève la possibilité de recevoir sur Bagnols, les gens seront perdus. » Thierry Tacussel, du syndicat national du nucléaire et de la métallurgie (S2NM), y reçoit des employés pour des accidents du travail, des maladies professionnelles et des litiges avec leur employeur.
Force ouvrière plaide pour que les organisations parlent d’une seule voix afin de défendre les salariés et de « veiller à ce que personne ne soit laissé au bord du chemin ». « Il y a une bourse du travail dans toutes les villes qui se respectent, ça fait partie de la vie communale. Si les associations ne fonctionnent pas, c’est l’écroulement total », ajoute Pascal Le Boulch, secrétaire général de l’UL CGT.
Une inquiétude élargie à la vie associative
Le collectif craint plus largement pour la vie de la ville et cite en exemples la Pyramide, le musée Albert-André ou encore le cinéma. Il redoute que les conventions des associations hébergées dans des locaux municipaux ne soient pas renouvelées, et appelle les autres associations à les rejoindre.
Les occupants aimeraient voir le bâtiment rénové, signalant l’absence d’accès pour les personnes à mobilité réduite et de mise aux normes électriques. La CGT a écrit à l’Agglomération et à la mairie, et saisira la préfète. Déjà présent sur les marchés, le collectif entend intensifier son appel à la population.