« Aujourd’hui on va en profiter pour parler de ce qui s’est construit », lance Romain Colombet, directeur régional du groupe Arcade-VYV. Sur le plateau de Signargues, à Rochefort-du-Gard, les maisons de la résidence l’Écrin des Chênes se glissent entre les arbres, avec leurs terrasses, leurs jardins et leurs garages en bois.
Vendredi 16 octobre, élus, bailleur et habitants se sont retrouvés pour l’inauguration. Mais derrière le ruban, la vie est déjà installée. Une locataire a emménagé en mars, après cinq ans d’attente d’un logement social. « Derrière ces logements, il y a avant tout les parcours de vie, des familles », rappelle le maire, Rémy Bachevalier.
Dix ans entre les premiers dessins et les clés
L’opération, elle aussi, aura demandé de la patience. Premières études en 2016, permis de construire initié en 2018, puis démarches administratives et juridiques : « Nous voilà réunis quasiment dix ans plus tard pour couper ce ruban », souligne Romain Colombet. La commune a notamment défendu une sortie directe sur la route départementale, pour éviter de reporter les déplacements sur les rues du quartier. « Ce n’était pas un détail », insiste Rémy Bachevalier, qui rappelle la nécessité de « préserver la tranquillité des riverains ».
Pour Brice Verehecke, directeur général de la SFHE, des loyers abordables doivent aller de pair avec un cadre de vie soigné. « Ce n’est pas parce qu’on a des logements à prix abordable qu’on n’a pas d'efforts non plus sur la qualité du cadre et de la conception architecturale », souligne-t-il.
Du T2 au T4, 21 logements entre les chênes
Les 17 logements individuels et quatre collectifs vont du T2 au T4. Quatre sont adaptés aux seniors et aux personnes à mobilité réduite. Pour l’architecte François Nevière, il fallait composer avec le terrain arboré : « On a dû en couper, mais on en a beaucoup replanté. » Limiter le bitume, ménager les accès aux maisons et conserver une traversée vers le quartier voisin ont aussi guidé la conception.
Ces logements répondent à une demande qui reste forte. « De nombreux habitants demandent du logement social », souligne Jean-Emmanuel Bouchut, directeur départemental adjoint des territoires et de la mer du Gard. Des demandes souvent insatisfaites, faute d’offres et de rotation.
Une opération financée principalement par l’emprunt
Réalisée par Arcade-VYV Promotion Sud-Est et gérée par la SFHE, la résidence représente un investissement de 4 169 100 euros. Le financement repose sur 3,358 millions d’euros d’emprunts principaux et 550 000 euros de fonds propres. S’y ajoutent les subventions de l’État (65 600 euros), d’Action Logement (51 200 euros), du Département (41 000 euros), du Grand Avignon (35 300 euros) et de la commune (20 000 euros), ainsi qu’un prêt de 48 000 euros d’Action Logement.