La journée avait pourtant commencé dans le calme. Ce samedi 17 octobre, plusieurs milliers de manifestants, probablement plus de 5 000, ont défilé dans les rues de Nîmes. Lycéens, étudiants, retraités, syndicalistes et Gilets jaunes s'étaient mobilisés notamment contre la vie chère et le manque de perspectives pour la jeunesse.
Mais en fin d'après-midi, la situation a dégénéré. Des dégradations ont été commises dans plusieurs secteurs de la ville, notamment aux abords de la gare routière, du centre commercial des 7 Collines et de Ville Active. Le péage de Nîmes-Ouest a même été fermé vers 17 heures pour des raisons de sécurité.
Vincent Bouget condamne fermement les violences
Face à ces événements, le maire de Nîmes a réagi dès ce samedi soir. « Nous condamnons de la manière la plus catégorique les actes de violence et de vandalisme commis aujourd'hui. S'en prendre aux biens publics, aux commerces de proximité, aux équipements collectifs ou aux forces de l'ordre ne constitue en aucun cas un acte politique ou un geste de lutte sociale. »
Pour autant, Vincent Bouget refuse de faire l'amalgame entre les manifestants et les casseurs. « Les violences commises en marge des cortèges ne doivent servir ni de prétexte pour discréditer le fond des revendications portées en ce 17 octobre, ni de paravent pour éluder les réponses politiques attendues par nos concitoyens. »
Le maire exprime également sa solidarité avec les commerçants, les riverains et les agents publics touchés par ces dégradations. Avant de rappeler que « la violence [...] ne fera jamais avancer la moindre cause juste. »
Le récit de cette journée de mobilisation et de violences à Nîmes est à suivre dès 21 heures dans le Fait du soir sur Objectif Sud.