Les quatre prochains sénateurs de l'Hérault sont désormais connus. Ce dimanche 27 septembre était jour de renouvellement sénatorial : 2729 grands électeurs se sont rendus à la préfecture pour élire leurs représentants. Au terme du dépouillement, quatre noms se dégagent : Hussein Bourgi, Julie Frêche, Manon Bouquin et Joseph Francis. Élus pour un mandat de six ans, ils rejoindront le Sénat où ils voteront les lois, contrôleront l'action gouvernementale et représenteront les collectivités territoriales françaises.
Le Parti socialiste réalise une performance remarquable en décrochant deux sièges sur quatre, soit la moitié de la délégation héraultaise. Le Rassemblement national fait quant à lui une entrée historique dans le département, décrochant son tout premier siège de sénateur grâce à la députée Manon Bouquin. Joseph Francis (Divers droite), de son côté, prend sa revanche après l'échec de 2020 en remportant le quatrième et dernier fauteuil. Le sénateur sortant Jean-Pierre Grand (Horizons), lui, ne parvient pas à conserver son mandat, et termine largement battu.
Hussein Bourgi : "C'est la rançon du travail bien accompli"
En première place avec un score encore supérieur à celui qu'il a réalisé en 2020, le sortant Hussein Bourgi a recueilli 793 voix. Un succès XXL qu'il a souhaité évoquer peu après l'annonce des résultats. "C'est la rançon du travail bien accompli", annonce-t-il en préambule. "Depuis six ans j’ai parcouru ce département dans toute sa diversité. Je suis allé dans les 341 communes de l'Hérault, et je me suis impliqué des réalités, des difficultés et des projets". Avant d'asséner un petit tacle à d'autres candidats : "Notre rôle n’était pas d’opposer les territoires comme certains ont voulu le faire. Il faut être le sénateur de l’Hérault, pas de l’urbain ou du rural".
Pour la première fois depuis 1958, les socialistes et communistes faisaient partie commune dans l'Hérault. "On a représenté cette gauche républicaine, humaniste et progressiste, qui travaille avec tous les élus républicains", assume Hussein Bourgi, qui avoue que certains élus de droite ont soutenu sa candidature.
"Ce département, nous allons le sillonner avec Julie Frêche (NDLR : également élue), le représenter ensemble au Sénat, défendre ses intérêts et son territoire. Julie va être une coéquipière. Le plus dur commence, ce n’est pas de gagner une élection mais d’être à hauteur de la confiance que les élus ont témoigné", termine-t-il. Hussein Bourgi, affirme vouloir prendre part pleinement aux prochaines élections de près ou de loin (présidentielles, législatives, départementales...) et sera présent au prochain salon des maires et des intercommunalités de l'Hérault. "Ce soir, je voudrais féliciter Hussein (Bourgi), c'est le résultat du travail, de la rigueur, de la ténacité et de l'encrage local", commente la nouvelle sénatrice Julie Frêche.
Michaël Delafosse : "Je regrette que certains aient fait un autre choix"
Pour Michaël Delafosse, maire de Montpellier, cette victoire d'Hussein Bourgi est une "reconnaissance de son travail depuis son élection brillante en 2020, encore plus avec la très belle reconnaissance de la gauche qui permet d’avoir une seconde sénatrice dans l’Hérault. Un gain précieux pour le groupe au Sénat". "Je perds aussi une excellente vice-présidente en charge des mobilités", continue-t-il.
Sans nommer de personnes en particulier, il se dit légèrement déçu que la gauche n'aient pas obtenu plus de sièges. "Je regrette que certains aient fait un autre choix, on aurait pu avoir trois sénateurs", lance-t-il. "Le travail qui nous attend est colossal", fustigeant Manon Bouquin et le Rassemblement national, qui récupèrent leur premier siège. Le premier édile souhaite une mobilisation de gauche, "pour faire déjouer les sondages des prochaines présidentielles", mettant Marine Le Pen en tête au premier tour.