Publié il y a 3 ans - Mise à jour le 27.06.2023 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 1221 fois

NÎMES MÉTROPOLE Aéroport : la création d’un centre d’innovation aéronautique se précise

Un Canadair en exercice pour éteindre un feu

Un Canadair en exercice pour éteindre un feu

- (Photo : Coralie Mollaret)

Dans le cadre d’un appel à projets, 17 entreprises ont été retenues pour intégrer le bâtiment « B46 » sur le site de l’aéroport nîmois. Un bâtiment voué à devenir un centre de recherche et d’innovation pour la lutte contre les feux de forêt.

Le développement de l’aéroport de Nîmes est un axe fort de la politique du président de Nîmes, Franck Proust, qui en a la gestion. Désireux que la Commission européenne l’érige au rang de hub européen, l’Agglo a réhabilité le bâtiment « B46 ». Inauguré en octobre prochain, ce site a vocation à accueillir des entreprises spécialisées dans la recherche et l’innovation afin de développer des solutions de prévention et de lutte contre les feux de forêt.

En avril, l’Agglo nîmoise et Aerospace Valley ont lancé un appel à manifestation d’interêt auprès de plusieurs entreprises. « 25 dossiers ont été soumis, 14 ont été présélectionnés et 10 retenus par le jury qui a auditionné les candidats le 1er juin 2023 sur la base de la Sécurité civile à Nîmes », indique Olivier Fabregoul, vice-président de Nîmes métropole chargé du Développement économique.

Bernard Clément : « On va aider Thales ? »

Ces dix projets impliquent 17 entreprises qui occuperont pendant un an l’open-space de 240 m2 et les parties communes du B46. Ces dernières bénéficieront d’une remise de 50 % sur leur loyer, soit 1500 €. Ce qui représente un coût global de 25 500 € pour Nîmes métropole. Dans la liste des sociétés figurent : Interdrones, Midgard, Xsun ou encore le groupe Thales, leader mondial des hautes technologies. « On va aider Thales ? Ça peut paraître un peu choquant… », s’étonne l’élu communiste Bernard Clément, en conseil communautaire ce lundi.

« C’est vrai, reconnait Franck Proust, mais on ne peut pas avoir une doctrine au coup par coup. » Si Olivier Fabregoul « comprend la question », il précise : « C’est la seule grande entreprise. Il faut une synergie importante entre ces sociétés. »

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