Le tourisme est un des piliers de l’économie du département et plus encore de la ville de Nîmes. Ici, on n’a pas les moyens d’une grande cité bourgeoise, non. Par contre, l’histoire, le patrimoine et l’art de vivre à la nîmoise sont connus et reconnus si bien que le tourisme est devenu primordial.
Sans être un tourisme de masse, recevoir des centaines de milliers de visiteurs en quelques semaines est souvent plus que complexe pour une ville aux entrailles antiques ou médiévales. Nous ne sommes pas aux USA ! Ici, les égouts sont spéciaux, on s’adapte à eux et ils ne s’adaptent pas à nous.
Il va falloir que les restaurateurs du secteur de la place du Marché, même s’ils ne sont pas les seuls et même si le péquin lambda est sans doute tout autant fautif, réapprennent les bons usages et la gestion des déchets tels que l’huile. Cependant, n’oublions pas que l’huile n’est qu’un facteur aggravant de la problématique. Les lingettes et autres choses qui obstruent les canalisations sont dans le viseur, mais rien n’existe pour rééduquer ou punir les usagers particuliers.
La place du Marché et ses environs concentrent de nombreux restaurants et commerces alimentaires. Un risque bien réel… En s'accumulant dans les canalisations, les graisses peuvent provoquer des bouchons, des mauvaises odeurs et des débordements.
Feria des Vendanges oblige, une rencontre avait donc lieu entre les élus de Nîmes Métropole, de la ville de Nîmes, des restaurateurs, des représentants des chambres consulaires, de l'UMIH et les acteurs de l'eau et de l'assainissement concernant les enjeux, les bonnes pratiques pour l'entretien du réseau. Comme avant chaque feria, le réseau est nettoyé, curé et libéré de ses bouchons.
Pour éviter que le réseau ne fasse une indigestion, Eau de Nîmes Métropole réalisait une opération de curage préventif du 8 au 10 septembre 2026, de 6h à 10h sur ce secteur.
La solution pour les commerçants restaurateurs ? La mise en place d’un bac de récupération des graisses (y compris sous les éviers). Un bac qu’ils doivent acheter, mettre en place et entretenir mais qui pourrait bien être la clé du problème.
L’installation du bac varie en fonction de la taille de l’établissement et de la structure du réseau. Le coût ? Entre 500 et 1 500 euros. L’entretien ? Entre 200 et 500 euros par intervention, mais elles peuvent être groupées et donc moins onéreuses.
Le renouvellement du réseau, qu’il faut tout de même assurer, ne vient pas changer le problème. Augmenter le diamètre d’une canalisation est même parfois contreproductif !
La place du Marché et son secteur rassemblent une soixantaine de points de restauration qui s’ajoutent à l’habitat privé et collectif. Ce tout petit secteur est la bête noire d’Eau de Nîmes métropole et de Véolia. Difficulté d’intervention, corrosion des réseaux, usure des canalisations due à la haute pression, mauvaises odeurs… Sans parler du traitement en station d’épuration de la cuve récupérée par le camion qui vient curer !
L’idée de cette réunion de démonstration était de sensibiliser, de faire comprendre les bons usages à respecter car tout le monde, commerçants et professionnels compris, n’est pas au fait des usages. Les temps économiques sont difficiles mais chacun doit faire un pas pour que la vie soit plus belle.