Publié il y a 1 h - Mise à jour le 11.09.2026 - Julia Razil - 3 min  - vu 57 fois

ARLES EN FERIA La nouvelle commission taurine extramunicipale entre en piste

Vincent Gueyraud et Frédérique Fernay, co-présidents de la CTEM.

- O.L.

À la présidence de la CTEM, et toujours aux côtés de Vincent Gueyraud, Frédérique Fernay remplace désormais Camille Hoteman. La commission compte toujours 46 membres dont 7 nouveaux. 

En ce premier jour de la Feria du Riz 2026, la commission taurine extramunicipale (CTEM) entame une nouvelle phase, marquée par un changement à sa présidence. Toujours composée de 46 membres (dont 6 membres élus), comme depuis 2020, elle voit Vincent Gueyraud rester co-président et à la tête du collège "course camarguaise". En revanche, il n’est plus accompagné par Camille Hoteman, devenue conseillère municipale en mars dernier. C’est désormais Frédérique Fernay qui partage cette responsabilité. "Je suis fière que le maire m’ait confié cette mission, et je l’aborde avec sérénité", déclare-t-elle. "C’est une lourde charge, mais avec Vincent Gueyraud, nous la prenons très à cœur." Une mission que le duo mène en lien constant avec Emmanuel Lescot, adjoint à la tauromachie.

L'arrivée de Frédérique Fernay au sein de la CTEM ne date pas d'hier. "Cela fait une vingtaine d’années que j’en fais partie", précise-t-elle. Issue d’une famille profondément impliquée dans la culture taurine - son père a fondé la manade éponyme en 1953, aujourd’hui dirigée par son frère Olivier -, Frédérique Fernay est une figure engagée. Présidente de l’association Reneissènço et membre du conseil d’administration de Festiv’Arles depuis 1989, elle incarne l’attachement aux traditions et au costume d’Arles.

À la tête du collège "corrida", qui compte 25 membres, elle a vu l’activité s’intensifier ces derniers jours. Les membres se sont rendus au campo pour évaluer les novillos des frères Jalabert et les toros de Pagès-Mailhan, puis aux corrales pour les Jandilla de la Goyesque. L’occasion d’organiser une première réunion d’échange entre les membres. "Ce sont des passionnés, et l’idée est que chacun puisse partager son savoir. Cette approche est essentielle pour moi : je suis convaincue qu’on peut toujours apprendre des autres", souligne-t-elle.

De la nécessité d'accompagner les nouveaux membres 

Face à un groupe aux niveaux d’expérience variés, Frédérique Fernay reconnaît la nécessité de former et accompagner les nouveaux membres. Une préoccupation déjà soulevée par Sandra Monteils, élue d’opposition et membre élue de la CTEM, qui avait demandé lors d'un précédent conseil municipal, un retour aux formations, comme sous la présidence d’Elisa Martinez-Garré. "On ne peut pas tout savoir", admet Frédérique Fernay. "Nous continuons à élaborer des fiches de poste, et nous doublons les postes pour que chacun prenne conscience de sa délégation. L'objectif, c'est de ne pas abandonner les nouveaux à eux-mêmes. Il faut qu’ils soient encadrés par des anciens. Nous ne sommes pas éternels. La transmission est cruciale pour que les jeunes puissent prendre la relève." "C'est en ce sens que trois anciens membres sont revenus dans la commission, ajoute Vincent Gueyraud. Pour apporter plus d'expérience et aider les nouveaux."

Avec 7 nouveaux membres (2 dans le collège "course camarguaise" et 5 dans le collège "corrida"), "on n'est pas sur un gros renouvellement, reconnaît Vincent Gueyraud. Mais ce n'était pas le but recherché. On a voulu la continuité. On a intégré des gens avant tout motivés", souligne-t-il, tout en rappelant la spécificité unique de la CTEM arlésienne. "Arles est la seule ville de l'UVTF (Union des villes taurines de France) à avoir un collège "course camarguaise" au sein de sa CTEM. Et cela, depuis la création de la commission."

Au palco

Le dialogue est aussi au cœur des préoccupations de la nouvelle co-présidente. Alors que les relations entre la CTEM et l’empresa des arènes, Jean-Baptiste Jalabert, sont aujourd’hui quasi inexistantes, Frédérique Fernay a à cœur de rétablir le lien : "C’est dommage qu’il n’y ait plus cette proximité entre les deux. Il faudrait pouvoir la remettre en place. J'ai échangé avec Jean-Baptiste, et il n’est pas fermé à la discussion." Frédérique Fernay se montre confiante.

C'est elle qui présidera le palco pour la Goyesque, vêtue du costume d’Arles, comme à son habitude. Une autre femme, Paola Melani, prendra la présidence de la corrida de dimanche. "Être au palco, c’est une grande responsabilité, et peu s’y portent candidats. Mais la CTEM, ce n’est pas que le palco. C’est une commission collégiale, où l’esprit d’équipe prime. Il ne doit pas y avoir d’individualisme", insiste-t-elle. Pour elle, les missions prioritaires restent claires : faire respecter le règlement taurin et représenter la municipalité. "C’est cela, avant tout."

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