Au Faubourg du Soleil, ce sera désormais à la commune d'autoriser la mise en location d'un logement du parc privé. "Il faut qu'on puisse avoir la main pour éviter les marchands de sommeil, a introduit le maire, Max Roustan. Ça nous fait un travail de plus, on devient des flics, et ça m'emmerde ! Mais ça permet de remettre le coeur de ville avec des locations aux normes."
"Vous aviez fait de ce dispositif un point de votre programme électoral de 2020, reconnaît le communiste Paul Planque pour l'opposition. Nous nous félicitons de cette avancée." Mais, soulignant que le taux de logements insalubres est de 5 % en France, de 13 % dans le Gard, et "de 28 % sur Alès ville, selon votre programme local de l'habitat", Paul Planque a dit son incompréhension de voir une "limitation géographique au seul Faubourg du Soleil. Notre constat, c'est que les logements insalubres sont plus nombreux dans les secteurs du centre-ville, de Rochebelle et de la Royale. Le Faubourg du Soleil n'est pas prioritaire."
Pour le maire, Max Roustan, il fallait "préalablement remplir une condition : que le secteur public, c'est-à-dire nous, fasse une opération d'ampleur pour donner plus de moyens aux priopriétaires privés de rénover leurs appartements". Une opération de renouvellement urbain est en cours sur le quartier. "Pour Rochebelle et la Royale, a poursuivi Max Roustan, aller trop vite, c'est se casser la gueule. Et je ne veux pas avoir 200 appels en un jour et devoir embaucher trente personnes." Le maire a enfin signalé que le sevrice d'hygiène de la ville "intervient à la demande des locataires" en cas d'insalubrité dans les autres quartiers. Le principe d'autorisation préalable de mise en location a finalement été adopté à l'unanimité.