L'ouvrage, qui enjambe le Gardon d’Alès entre les quartiers des Prés-Saint-Jean et de Rochebelle, constitue un axe majeur du transit de la ville et est emprunté par des milliers d'automobilistes chaque jour. Mais, lors des épisodes cévenols hélas devenus trop réguliers, il est aussi soumis à la montée des eaux du Gardon qui, dans ce cas, met à mal une structure devenue trop fragile. Une intervention était donc nécessaire.
Depuis le 15 mars dernier, le pont de Brouzen a ainsi subi d’importants travaux de rénovation assurés et financés par le Conseil départemental du Gard (près de 2 millions d'euros). En neuf mois, les ouvriers ont notamment remis à neuf la chaussée de 100 mètres de long et 15,70 mètres de large, tandis que l’étanchéité du pont a été refaite avec le renouvellement des appuis sur les piles et les culées.
Des déviations avaient été mises en place toute la durée de la réhabilitation, l'accès au pont de Brouzen ayant été totalement interdit pour les automobilistes. Seuls les piétons pouvaient le franchir en empruntant un cheminement aménagé, alors que les cyclistes étaient invités à mettre pied à terre pour pouvoir s’y engager.
Des contraintes qui ont pris fin ce vendredi 16 décembre avec la réouverture du pont à la circulation automobile, pour le plus grand bonheur des habitants des quartiers voisins qui retrouveront de la fluidité dans leurs déplacements.