" C'est un geste qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques", estime le vice-procureur, Arnaud Massip. Face à lui ce mercredi 16 septembre dans le box des prévenus du tribunal correctionnel de Nîmes, un jeune de 21 ans est en détention provisoire depuis son interpellation. Il a été ciblé à cause de son véhicule aperçu par la police municipale de la commune de Remoulins près de plusieurs départs de feu durant ce début d'été. Mais il ne comparaît aujourd'hui que pour un feu rapidement maîtrisé par les soldats du feu sur ce même village. Un prévenu qui reconnaît les faits et qui estime pour sa défense: "Je stresse beaucoup (...) je ne parviens pas à gérer mon stress, mon impulsivité."
Ce jeune pâtissier inconnu de la justice n'a rien trouvé de mieux que d'allumer un feu près d'un champ le 26 juin dernier vers 10h30 alors que la France était sous la canicule et la sécheresse et que les alertes incendies se succédaient sur l'ensemble du territoire et notamment dans le sud.
Le tribunal a condamné le mis en cause à une peine de trois ans de prison dont deux avec un sursis probatoire pendant trois ans, l'obligeant à soigner son impulsivité, à payer une amende au Trésor public et à travailler. La partie ferme de un an est immédiatement aménagée sous bracelet électronique.