Rebondissement ces dernières heures dans un dossier criminel qui date de l'été 2025 et qui a fait la Une des médias nationaux. Six hommes, dont un mineur, avaient déjà été interpellés et mis en examen lors d'une précédente vague d'arrestations datant de décembre 2025.
Ce lundi 15 septembre 2026, les policiers d'élite du RAID ont effectué une descente dans le centre-ville de Nîmes, près du boulevard Gambetta, comme indiqué par un témoin qui a contacté notre rédaction. Plusieurs individus sont, ce mardi soir, en garde à vue au commissariat de Nîmes concernant cette affaire de meurtre et d'association de malfaiteurs.
Pour rappel, le 15 juillet 2025, un corps partiellement calciné est retrouvé dans la commune gardoise de Saint-Bénézet. À côté de celui-ci, des douilles sont découvertes par les techniciens en investigation criminelle. Après examen du corps et grâce aux empreintes, la victime, âgée de 19 ans, a été identifiée. Il s'agissait d'un jeune homme originaire de la région parisienne. Des vidéos d’une extrême violence ont circulé et ont été diffusées sur les réseaux sociaux après l'exécution : on voyait ce jeune ligoté, puis tué.
La Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) du Gard et de l’Hérault est rapidement saisie de l’enquête et pointe un probable règlement de comptes lié à la drogue. « Une enquête de flagrance est ouverte pour meurtre en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime », indiquait en décembre 2025 la procureure de Nîmes, Cécile Gensac.
Six hommes, âgés de 17 ans et 11 mois (mineur) à 27 ans, ont donc été mis en examen pour des infractions distinctes, mais liées à la commission du meurtre, "association de malfaiteurs, complicité de meurtre en bande organisée, participation à la préparation d’un crime aggravé, destruction de biens, détention d’armes et diffusion d’images violentes", avait indiqué lors du même point presse de décembre 2025 la procureure de Nîmes.
Enfin, la procureure Cécile Gensac avait ajouté que la victime était un "jeune homme originaire de Tremblay-en-France (93), sans profession" qui avait décidé de "prendre le train pour rejoindre le sud de la France aux alentours du 11 juillet 2025". Entre son arrivée à Nîmes le 12 juillet, et le 15 juillet, date de la découverte de son corps, ce jeune homme connu des autorités pour deux procédures d'usage de stupéfiants "s'est adonné à la revente de stupéfiants, notamment dans le quartier Pissevin". C'est là qu'il aurait été "repéré" et "qu'il a fait l'objet d'un enlèvement suivi de meurtre".
Les gardes à vue liées aux arrestations de ces derinères heures se poursuivent sans savoir à ce stade le degré de participation des suspects dans cette sordide affaire criminelle...