Entre une crêpe et une barbe à papa, ça fuse dans la cour de l'ITEP Alès-Cévennes, situé à Clavières. Pistolets à eau à la main ou attendant leur tour dans l'une des animations, les enfants ont les cheveux colorés du maquillage à la chaîne pratiqué par des parents, et la banane des jours heureux. Dans cette ambiance de fête, difficile de déceler les troubles de sociabilisation dont souffrent les enfants qui passent par l'institut.
À Alès depuis 2013, l'ITEP alésien est la suite de celui qui logeait à Monoblet, aux Amariniers. "Nous accueillons 50 enfants, de 7 à 20 ans", explique Thierry Lipinski entre une annonce de match de tir à la corde et la requête de récompense de la part d'un enfant ayant mis deux flèches "dans le 10". Ce sont des enfants "du bassin alésien à 99 %" qui fréquentent les locaux de Clavières, preuve de la nécessité d'un tel établissement dans le nord du département, quand il en existe cinq à Nîmes et alentours.
Le projet, pour ces enfants, est bien évidemment "de les maintenir dans le milieu ordinaire", détaille Thierry Lipinski. C'est pourquoi ils sont toujours "scolarisés à l'extérieur, même une heure dans la semaine". Des écoles, collèges et lycées où la cinquantaine d'élèves qui fréquentent l'ITEP se font aussi des amis. "On réfléchit d'ailleurs à faire venir les copains pour la kermesse de l'an prochain", explique Séverine Prizzon, à la tête de l'organisation parentale. De quoi élargir la joie que diffusait la cour de l'ITEP Alès-Cévennes, ce vendredi en fin d'après-midi.