"Une vitrine et un centre névralgique. Un outil de travail et de concertation, de réflexion et de conquête, où tous et chacun pratiquent une politique démocratiquement exemplaire, entendez par là réunissant des citoyens qui ne vivent pas de la politique... mais pour la politique au sens le plus noble : rendre à chacun(e) les droits fondamentaux de penser, réfléchir et exprimer sa vision d'une ville plus rassemblée et fraternelle ". Recueillis sur les lèvres de la présidente Sophie Carrière, ces propos se sont inscrits en filigrane de l'inauguration, jeudi soir, au 64 rue de la République, du QG de campagne de l'association Tous pour Nîmes et son agglomération (TPNA). Créé il y a de cela deux ans, ce mouvement citoyen revendiquant quelque 300 membres - dont majorité étaient présents pour cette inauguration - se veut être le creuset, le confluent, le carrefour de toutes les idées et initiatives de nature "à redonner vie à la solidarité et dessiner un avenir meilleurs pour la ville de Nîmes", selon l'expression même de Jean-Claude Gayssot, venu saluer son collègue et ami du conseil régional Languedoc-Roussillon, Jean-Paul Boré : " un homme compétent, ferment d'union et de rassemblement".
" A une époque où le fossé se creuse entre les partis politiques et les militants, entre les gouvernants et les gouvernés, les administrations et administrés, cette association incarne une nouvelle façon de faire de la politique. Chacun peut pousser la porte de ce local et venir débattre, proposer, suggérer. S'il n'y a pas cette prise de conscience que nous sommes tous et chacun tributaires de notre communauté de destin, le repli sur soi progressera. Le chacun pour soi ne peut conduire qu'à l'échec, l'impasse", a ajouté en substance l'ancien ministre communiste des Transports, toujours animé - bien que le parti communiste le lui ait confisqué - par ce même idéal : "la gauche et le progrès". Jean-Claude Gayssot se faisait ainsi l'écho du propos de Sophie Carrière : "La politique n'est pas l'apanage d'une caste, mais elle appartient à chacun de nous. Dans la perspective des municipales de 2014, un combat long et difficile, chacun d'entre nous devra se mobiliser pour promouvoir l'union et le rassemblement dès le premier tour". Un appel sans doute entendu par les socialistes et divers gauche qui avaient fait le déplacement à cette inauguration aux accents de lancement de campagne : Jean Denat, vice-président du conseil général du Gard; Bernard Auzon-Cape, conseiller général de Nîmes VI; Nicolas Cadène; Christophe Geinex; Catherine Calmet, Emmanuel Carrière...
Succédant aux interventions de Michèle Noël ("Je lis en filigrane de votre projet, l'avènement d'une vie meilleure et plus fraternelle") et Jean Matouk ("Je me suis engagé pour, d'abord, élaborer des programmes, ensuite, les présenter à la population et inviter ceux et celles qui veulent les mettre en oeuvre à nous rejoindre"), Jean-Paul Boré, dépositaire aux yeux de ses amis "d'intégrité, d'honnêteté, d'ouverture, de disponibilité et passion", a clairement réaffirmé les objectifs de "cette aventure humaine exceptionnelle" qu'est TPNA : "A travers sept commissions, nous travaillons depuis deux ans à l'élaboration d'un projet pour la ville qui rendra tous les quartiers interdépendants. En temps voulu, nous irons le présenter de l'Ecusson au Mas de Mingue, de la Planète à Valdegour. Nous voulons orienter de destin de Nîmes et en faire une ville rassemblée et fraternelle, humaniste et solidaire, où nous travaillerions main dans la main avec l'agglomération, le conseil général, le conseil régional. Il ne s'agit pas d'égos mais d'intérêt général". Avec, pour ponctuer ce propos, deux engagements confirmant s'il en est besoin, la place que le porte-parole de TPNA ambitionne de tenir sur l'échiquier politique nîmois : "Selon les responsabilités qui me seraient confiées en 2014 à l'hôtel de ville, je m'y consacrerai pleinement, je n'aurai qu'un mandat (...) Je ne plierai pas boutique devant quoi que ce soit, j'irai jusqu'au bout. Je ne crois pas au sauveur-surprise, derrière lequel il faudrait se ranger, se soumettre". Voilà les candidats providentiels avertis !