Avec les beaux jours, fêtes votives et festivités en tous genres posent le problème de la sécurité. Après les barrières taurines, la Communauté de communes de Petite Camargue vient de faire l'acquisition de 50 barrières anti-véhicules assassins (BAVA). Explications.
Crash test
D'un joli jaune qu'on voit de loin, ces barrières sont constituées de modules assemblables selon la taille désirée. Elles ont pour fonction de stopper tout véhicule mal intentionné. "Lors de l'impact, explique Christian Étard, responsable du service patrimoine, la barrière bascule et se fiche simultanément dans le sol et dans le bas de caisse du véhicule qu'elle déchiquette littéralement". À titre d'exemple, elle stoppe un utilitaire de 3,5 tonnes lancé à 50 km/h en 6 mètres. Un système testé par Israël qui a déjà prouvé son efficacité et dont la ville de Nîmes s'est d'ailleurs pourvue.
Le prix de la sécurité
Ces barrières sont mises à disposition des 5 communes dans le cadre de la mutualisation des moyens. Chacune doit présenter un calendrier et les commandes affluent. "C'est une première quantité test," précise le responsable du service patrimoine. Il faut dire que l'investissement est conséquent. Si la sécurité a un prix, celui des "bava" est de 21 4114TTC pour l'ensemble, soit 420€ par module, le tout entièrement financé par Terre de Camargue, contrairement à la centaine de barrières taurines, mutualisées sur le même principe et pour l'achat desquelles, la ComCom avait été en partie subventionnée.
Véronique Palomar