Gérant de la boutique "Kukka, le secret des fleurs", Yoan Losciuto a ouvert son affaire un mois avant le confinement. Son commerce étant trop jeune pour obtenir certaines indemnisations, il s'active tant bien que mal pour continuer son activité dont les quelques gains lui permettent de payer les agios bancaires. Témoignage.
Plusieurs petites entreprises, contraintes de fermer à cause du confinement, sont logiquement frappées de plein fouet pendant cette crise sanitaire. C'est notamment le cas de Yoan Losciuto, âgé de 29 ans, qui a ouvert le 10 février dernier "Kukka, le secret des fleurs" dans la galerie marchande de l’Intermarché Courbessac à Nîmes. Un concept innovant de bar à fleurs ou encore de clinique à plantes.
Pour cette première expérience en tant que chef d’entreprise, les débuts étaient prometteurs. En 19 jours, la boutique avait déjà atteint le chiffre d’affaires d’un mois sur le prévisionnel. Mais à peine un mois plus tard c'est le coup d'arrêt. Forcé, le gérant a dû baisser le rideau avec des frais de fonctionnement qui s’élèvent à 15 000 € par mois et jeter notamment près de 8 000 € de fleurs. Yoan explique, en vidéo, ses difficultés financières depuis la fermeture :
Une cagnotte Leetchi a été lancée avec plus de 1 400 € récoltés, des ventes en ligne de plantes sont disponibles via la page Facebook du magasin qui a doublé son nombre de followers depuis le début du confinement et une tombola a été mis en place à 2€ le ticket pour remporter une orchidée d’une valeur de 100€. Toutes ces opérations, pour ne pas "laisser mourir le magasin à petit feu", confie Yoan, en vidéo.
Corentin Corger
Pour commander en ligne, rendez-vous sur la page Facebook : Kukka, le secret des fleurs
Pour la cagnotte Leetchi : rendez-vous sur Covid19 Soutien Kukka, le secret des fleurs